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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le polyhandicap : de la découverte à la qualité de vie

Le polyhandicap : de la découverte à la qualité de vie

Aborder la problématique du polyhandicap et ce, dans le cadre d’un développement de qualité de vie peut paraitre ambitieux. En effet, il s’agit d’abord de prendre conscience de la connaissance de soi-même, de ses limites, pour aborder une relation d’aide, adéquate à la personne polyhandicapée. Ensuite, partir à la découverte de l’autre, considérer l’autre avec ses différences, ni plus, ni moins que soi-même. Voilà la base pour développer tous les outils qui sont à notre portée.

« Vous n'avez pas besoin d'être handicapé pour être différent, car nous sommes tous différents. »Là réside la finesse dans l’accompagnement  de l’éducateur : observer, prendre en considération les différents besoins, les capacités possibles et personnelles de chacun en partant des besoins individuels pour en faire un épanouissement, et développer celui-ci, si possible dans le quotidien. 

Quels sont les outils que l’éducateur spécialisé peut mettre en place afin d’améliorer la qualité de vie des personnes polyhandicapées en fonction de leurs capacités et de leurs besoins ?

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En conclusion, vous aurez compris par le biais de mon travail qu'il est impossible d'énumérer les outils qui sont à notre portée pour améliorer la qualité de vie. Ils ont tous leur importance mais je voudrais pour ma part, à ce stade de ma formation,  vous faire part d'un aspect de la profession qui pour moi est primordial.  Il me faut pour cela d'abord préciser que l'anatomie de certains résidents ne permettant pas une bonne déglutition, les crachats involontaires, la bave, les odeurs de bouches, m'ont parfois mise en position de retrait, ou ont fait surgir des sentiments de « dégoût ».

Durant les manipulations, ou les temps de bains et de douches, j'ai été en contact corporel avec des corps crispés, déformés, paralysés. Cela m'a demandé de connaître certaines manipulations techniques pour porter, déplacer, habiller, changer les résidents. Et cela dans un souci de bien faire, de ne pas faire mal. J'ai découvert peu à peu les prises en compte des maladies ou leurs conséquences pour accompagner ces personnes aux incapacités multiples. Avec le soutien des collègues, j'ai pu mettre en mots les situations embarrassantes. L'humour, la dérision entre professionnels et/ou avec les résidents ont été nécessaires pour être en relation sereine et surmontable. La maîtrise des portés, des changes, et des autres savoir-faire m'ont permis d'être en assurance et de dépasser mes gênes.

Ainsi je suis rentrée en relation d'adulte à adulte et professionnelle avec les résidents. La remise en question personnelle, la volonté d'évoluer est donc nécessaire et primordiale ; il s'agit aussi de détecter ses capacités personnelles et humaines pour entrer en contact et développer ainsi une relation d'aide, si besoin, envers les êtres humains quelles que soient leurs différences tant culturelles, morales, mentales que physiques.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

L'accompagnement de l'enfant vers un processus de résilience

Nous avons vu que la résilience est un terme Anglo saxon, et qui décrit la capacité d’un individu à surmonter un traumatisme et aller de l’avant. Nous avons pu comprendre que pour que ce mécanisme puisse s’opérer, il faut en amont des facteurs de protections et des mécanismes de défenses, permettant au sujet de se défendre et d’aller au delà du traumatisme se que l’on nomme le rebond. Lors de ma formation d’éducateur, j’ai rencontré énormément d’enfants ayant véçus des traumatismes de différentes nature, et la question était de comprendre quels accompagnements je pouvais faire auprès d’eux afin qu’ils puissent un jour « s’en sortir ».

Aussi à la fin de mon travail j’émet les hypothèses suivantes pouvant m’aider dans mon travail et qui concerne l’accompagnement de l’enfant vers ce processus que l’on nomme résilience : L’accompagnement de l’enfant vers la résilience, repose avant tout, sur une présence de l’éducateur. Accompagner c’est en premier lieu donner de son temps, tout simplement être là, à la disposition de l’enfant, être à son écoute.

Ecouter, c’est déjà essayer de comprendre sans juger, en essayant de mettre en place un cadre défini, en s’engageant sur la durée, car il est certain qu’un accompagnement quel qu’il soit, a besoin de temps, de régularité… Cet accompagnement nécessite également de réfléchir sur la résilience, de la connaître, de connaître éventuellement sa propre résilience, savoir qu’elle existe, qu’elle peut toujours se manifester. Le soutien à la résilience est d’aider l’autre à grandir. Déjà connaître la résilience, c’est accompagner l’enfant en difficulté importante, avec la conviction qu’il a en lui des ressources et qu’il va falloir l’aider à s’en servir et notamment en optimisant les facteurs de protection, de faire en sorte de diminuer les effets des facteurs de risques, en favorisant l’autonomie et la responsabilisation de l’enfant.

Ainsi, la résilience peut contribuer, en complément d’autres approches, à tenter de comprendre les formes d’adaptation des individus et permettre aux professionnels d’inventer de nouvelles méthodes de prises en charge des enfants, dès lors qu’ils sont confrontés à des traumatismes. En tant que futur professionnel, je dirais qu’un accompagnement vers la résilience pour l’enfant, nécessite une approche globale de celui-ci en prenant en compte principalement trois domaines : l’individu (tempérament, personnalité…), ses comportements ( mesures défensives et destructives) et son environnement relationnel (famille, amis…).

Favoriser la « participation sociale » des personnes en situation de handicap

Au cours de ce mémoire, je parlerai de personnes « en situation de handicap », conformément au modèle situationniste qui considère que le handicap de la personne résulte d’une interaction entre des facteurs personnels et des facteurs environnementaux. En effet, lors de mes expériences professionnelles dans le secteur du handicap mental ou psychique, je me suis interrogée sur la question de la participation à la vie sociale des personnes accueillies au sein des institutions médico-sociales. Il me semble que l’accompagnement des personnes en situation de handicap vers une participation à la vie sociale optimale est primordial. Je me suis appuyée sur la loi dite « loi 2005 », « pour l’égalité des droits, des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».

Toucher n’est pas jouer : Comprendre son passé, pour mieux envisager son avenir.
Quels sont les moyens dont dispose l’éducateur pour favoriser l’émergence d’une parole de l’enfant ou de l’adolescent et la restauration de sa place ? Des situations similaires à celles de Romain m’amèneront à penser que la problématique incestueuse sous-jacente empêche l’enfant de parler si les conditions de recueil de sa parole ne sont pas mises en place. Partant de ces interrogations, j’ai alors formulé le questionnement suivant : Comment en tant qu’éducateur en service de placement familial, pouvons-nous recueillir, traiter et accompagner la parole d’un enfant ou d’un adolescent victime d’inceste ? De quels outils disposons-nous pour favoriser l’émergence progressive d’une parole ? A partir de ces questionnements, et à partir du travail de recherche entrepris, je suis amenée à formuler plusieurs hypothèses :
La juste distance dans la relation éducative

Je présenterai pour commencer ce qui pour moi constitue ma propre posture éducative ou du moins celle vers laquelle je souhaite tendre. Nous traiterons ainsi de l’implication de l’éducateur et de la distinction entre le personnel et le professionnel, d’une vision Rogerienne de la posture éducative, et d’un positionnement clinique de l’éducateur, prenant en compte le sujet dans sa dynamique et dans le cadre de ses ressources interculturelles. Dans une seconde partie nous nous intéresserons aux jeux relationnels qui sont au coeur de la relation éducative.

Nous questionnerons ainsi ce que sont les demandes de la personne et comment l’éducateur doit les prendre en compte. Nous aborderons la question du transfert, des projections et résistances qui s’opèrent dans la relation et analyserons les interactions qui s’y jouent en terme de dons et contre dons.

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