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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Qui sont les gens du voyage

Qui sont les gens du voyage

Au cours de ma rencontre avec le public des “ gens du voyage ”, j’ai pu constater dans un grand nombre de cas, que les sujets rencontraient des problèmes identitaires importants. A de multiples reprises, j’ai été témoin de l’autodépréciation des personnes, au travers de leur discours, de leur comportement…. La mission à laquelle nous répondons, a pour objectif global : l’accompagnement en vue de l’insertion sociale des personnes. Le but étant d’apporter des réponses aux difficultés rencontrées notamment en matière : d’emploi, de logement, de santé, d’intégration culturelle, de mobilité… Ces problèmes peuvent aussi se cumuler et alourdir l’inadaptation des individus, les entraînant parfois jusqu’à la “ disqualification sociale ”.

A cours de la première partie, nous avons pu nous familiariser avec des éléments portants sur les origines et l’évolution des dénommés « gens du voyage ». J’ai essayé de montrer les points historiques, ayant potentiellement des effets sur leur position sociale en France. Ces points méconnus, voire occultés, participent à l’ ’’objectivation ‘’ et au processus d’‘’ancrage’’ de nombreuses représentations sociales, chez les « voyageurs » comme chez nous « gadjé ». Cette formation d’idées reçues et leur fixation dans les croyances, la communication, engendre des obstacles à l’insertion sociale de ces personnes. En effet, elles se trouvent ‘’disqualifiées’’ socialement par une appartenance culturelle et / ou communautaire stigmatisée sous des étiquettes négatives, telles que « voleurs de poules »,…

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

L'écoute des femmes victimes de violence conjugale, base du travail éducatif.

« La violence la plus destructrice de l’âme est la violence exercée par celui qu’on aime » Dans le monde occidental comme dans la majorité des sociétés traditionnelles, le mari a longtemps été le chef de famille, disposant des pleins pouvoirs sur sa femme et ses enfants et régissant seul la sphère privée, en fonction de lois et de coutumes qui lui laissaient, sur ce point, une large liberté. En France, il faut attendre 1938 pour que la puissance maritale et l’incapacité juridique de la femme mariée soient supprimées. L’épouse n’est alors plus tenue au devoir d’obéissance à son mari.

Elle peut avoir une carte d’identité et un passeport, ouvrir un compte bancaire, ester en justice sans l’autorisation de son époux. Celui-ci a cependant toujours la possibilité de s’opposer à ce que sa femme exerce une profession.

Du bien-être face à l’inexorable

Ma formation de trois années touche à sa fin. J’ai alterné les cours à l’école et les stages pratiques dans des établissements sociaux et médico-sociaux. Il me reste aujourd’hui à construire ce mémoire, pierre de théorie après pierre d’observation après pierre de pratique qui ont étayé ma réflexion. Au cours de ces trois ans j’ai eu la chance d’oeuvrer dans les trois champs de l’éducation spécialisée. J’ai ainsi pu, lors de mes stages courts, accompagner des pré-adolescentes dans une Maison d’Enfants à Caractère Social et des usagers en situation de grande précarité dans un Accueil de Jour. J’ai réalisé mon stage long dans un Foyer d’Accueil Médicalisé dont les résidents sont atteints d’une pathologie psychiatrique.

Cette diversité de champs dans ma formation m’a donc fait connaître des publics différents, avec des attentes différentes et de équipes pluri professionnelles variées. J’ai toujours été accompagné par des professionnels soucieux de me transmettre leurs savoirs. Ils ont aussi toujours répondu à mes interrogations. Ainsi dans le quotidien mon positionnement et ma posture s’en sont trouvés facilités.

Je vais m’appuyer pour ce mémoire sur mon l’expérience acquise au cours de mon stage long dans le Foyer d’Accueil Médicalisé car c’est là que j’ai rencontré Michel. « Les Foyers d’Accueil Médicalisés (FAM) ont pour mission d’accueillir des personnes handicapées physiques, mentales […]. L'état de dépendance totale ou partielle des personnes accueillies en FAM les rend inaptes à toute activité professionnelle et nécessite l’assistance d’une tierce personne pour effectuer la plupart des actes essentiels de la vie courante ainsi qu’une surveillance médicale et des soins constants. Il s’agit donc à la fois de structures occupationnelles et de structures de soins ».

L'importance du quotidien dans la prise en charge éducative

Dans l'institution où je suis employée j'accompagne les personnes adultes dans leur vie quotidienne, du lever au coucher. En tant qu'éducatrice je suis donc amenée à réfléchir sur la façon dont je vais utiliser ce quotidien afin d'en faire un outil professionnel. Le rôle de l'éducateur va être de s'appuyer sur ce quotidien pour pouvoir apporter au public qu'il accompagne l'ensemble des repères qui lui permettront de se structurer.

Les elles de la prévention

Durant un an, j’ai partagé le quotidien du club de prévention d’Empalot ; ce stage en responsabilité constituait l’aboutissement de ma formation. La motivation qui m’ a poussé à choisir ce stage reposait en partie sur la pratique du « travail de rue ». L’idée d’aller vers les jeunes, de fonder la relation éducative sur la libre adhésion, était pour moi une dimension nouvelle dans le travail éducatif correspondant à ma vision de l’éducateur. Au départ, mes préoccupations et interrogations portaient plus sur les thèmes de l’interculturalité, de la délinquance , de la stigmatisation des habitants des quartiers et de l’exclusion qui en est la conséquence. Si la prévention spécialisée vise tous les jeunes en situation de rupture, de danger et de souffrance sociale, force est de constater qu’historiquement les actions éducatives de la prévention visent plutôt les garçons qui ont mis en échec tous les autres dispositifs d’insertion existant. Les politiques eux-même, en quête de paix sociale, ne semblent que peu s’intéresser à la souffrance de certaines habitantes des quartiers, souffrance qu’elles expriment souvent de façon moins démonstrative que leurs frères. Toutefois, il existe, dans certains clubs de prévention, une réelle volonté de développer des actions vers les filles, c’est le cas notamment de celui d’Empalot. Cette démarche de l’équipe éducative m’a fait réfléchir sur les problèmes spécifiques rencontrés par les jeunes filles dans les quartiers,, en particulier dans celui d’Empalot. Comment alors prévenir une exclusion et une souffrance peut-être plus discrètes que chez les garçons mais tout aussi réelles ?. L’action de prévention implique bien « d’aller vers » mais les outils destinés à la rencontre des jeunes sont-ils adaptés à la rencontre de tous, ou seulement des garçons ? Doit-on travailler de la même façon avec les filles et les garçons ? Mon hypothèse est qu’à l’instar du travail de rue, qui constitue un outil de préparation à la relation éducative pour les garçons, il faut créer des espaces, mener des actions permettant aux filles d’entrer en relation avec la structure éducative à travers des moments de présence sociale spécifiques au public féminin. J’ai volontairement privilégié une approche sociologique dans mon travail car elle me semble intéressante pour comprendre les problèmes, l’histoire sociale qui traversent tout un groupe de personnes, comme les filles d’Empalot, sujet de mon étude. De plus, le travail de l’éducateur en prévention spécialisée doit s’accompagner d’un regard d’ethnologue, indispensable à la compréhension des codes, des usages et des pratiques des personnes vivant sur un territoire donné. Avant toute chose, il m’a semblé essentiel de redéfinir ce qu’était la prévention spécialisée aujourd’hui. Si les principes sont communs à tout les clubs de prévention, chaque quartier, chaque équipe a une spécificité qui implique des actions et des public différents. Je me suis donc appuyé tout au long de ce travail sur mon expérience à l’association socio-éducative Daste-Empalot. Travailler avec les jeunes suppose que l’on s’intéresse à leur environnement, leur parcours de vie, leurs difficultés. Si chacun a sa propre histoire personnelle, un certains nombres d’éléments sont communs à tous les jeunes suivis par les équipes de prévention. L’histoire des quartiers, de l’immigration, sont autant d’éléments partagés par ces jeunes. Une fois encore, je m’appuie sur l’exemple d’Empalot. La déviance, l’exclusion sont autant de facteurs communs, à différents niveaux, aux jeunes que j’ai pu rencontrer lors de mon stage. Pour autant, il semble que se dégagent des différences importantes entre garçons et filles. Différences dans leur histoire, leurs codes mais aussi dans la façon de vivre et d’exprimer cette souffrance. Les jeunes femmes que j’ai pu suivre lors de mon stage étaient âgées de 13 à 25 ans, et très largement issues de l’immigration nord-africaine ; il me semblait donc important de m’arrêter sur la façon dont ces jeunes filles vivent au quotidien les valeurs qu’elles peuvent partager. La dernière partie porte sur ma vision de l’éducateur en prévention spécialisée, présente les valeurs sur lesquelles je fonde mon action éducative ; j’y évoque aussi les actions permettant de vérifier mon hypothèse que j’ai pu mettre en place ou dans lesquelles je me suis impliqué...

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