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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L'insertion professionnelle des personnes porteuses de trisomie 21, dans l'ordre des possibles

L'insertion professionnelle des personnes porteuses de trisomie 21, dans l'ordre des possibles

C’est pourquoi j’ai intègre la formation DUPITH (Diplôme Universitaire des Professionnels de l’Insertion des Travailleurs Handicapés) en Janvier 2003. Au travers de nos expériences au sein du dispositif SFPA, nous aborderons dans ce mémoire, la difficulté à s’insérer professionnellement lorsque que l’on porte un stigmate physique. C’est à partir d’expériences constatées au sein du SFPA que nous avons été amenés à conduire cette démarche de recherche. En effet, le constat que nous faisons, est que malgré une expérience professionnelle de deux ans en entreprise et l’obtention d’un diplôme du Ministère du Travail aucune des personnes porteuses de trisomie 21, ayant suivies la totalité du cursus de formation sur le dispositif SFPA, n’a été insérée durablement.

L’autre aspect est que certaines personnes porteuses de trisomie 21 n’ont pas pu suivre la formation faute d’avoir trouvées des employeurs, cette absence d’employeurs étant directement liées à la perception de ce type de handicap. Pour développer ce travail de mémoire, nous présenterons dans la première partie, l’histoire de l’association et comment le dispositif SFPA s’inscrit dans cette histoire, ensuite nous verrons l’origine du SFPA, son contexte politique ainsi que ses buts et missions.

Ce mémoire a traité de la difficulté à s’insérer professionnellement lorsque que l’on porte un stigmate physique tel que la trisomie 21. C’est à partir d’expériences constatées au sein du SFPA 38 (Service de Formation Professionnelle Adaptée, Isère) que nous avons mené une démarche de recherche. Dans la première partie de ce mémoire, nous avons présenté l’historique de l’association et l’origine du dispositif SFPA 38 au sein de cette association. Du contexte du dispositif SFPA a émergé notre questionnement : pourquoi les travailleurs handicapés porteur de trisomie 21 ont-ils plus de difficultés d’insertion professionnelle en milieu ordinaire que les autres travailleurs handicapés déficients intellectuels au sein du dispositif SFPA 38 ?. Pour répondre à cette question, nous avons posé l’hypothèse que le stigmate corporel de ce type de handicap fausse la perception des capacités professionnelles.

Avant d’engager le travail d’enquête, nous avons exploré les concepts de handicap, de stigmate, de compétence professionnelle, d’insertion professionnelle et avons circonscrit la notion de trisomie 21. Notre travail d’enquête s’est élaboré autour d’entretiens avec des chefs d’entreprise déjà investis dans l’emploi de personnes déficientes intellectuelles non stigmatisés En réponse à notre travail d’enquête, nous avons apporté quelques éléments d’explications autour de la discrimination et de la perception du handicap. Aujourd’hui, au terme de ces deux années de formation nous avons les outils et la connaissance des différents réseaux et dispositifs nécessaire pour insérer professionnellement et socialement les personnes porteuses de handicap, malgré tout cela ne suffit pas, lorsque nous faisons l’état des lieux, les perspectives en terme d’insertion professionnelle sont pessimistes.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Une démarche d’insertion ou de réinsertion socio‐professionnelle pour les femmes sortant de détention
Lorsque je me suis lancée dans la recherche d’un stage à responsabilité éducative, j’ai souhaité m’orienter dans le domaine de la réinsertion. Mon objectif était d’appréhender les difficultés, les questionnements inhérents à l’élaboration et à la mise en place d’un projet de réinsertion socio‐professionnelle auprès d’un public majeur. C’est ainsi, que j’ai effectué un stage au sein d’un CHRS1 pour femmes sortantes de détention, avec ou sans enfants. Il m’est difficile d’expliquer quelle était ma motivation pour ce public. Peut être était‐ce par curiosité du milieu carcéral et des personnes l’ayant côtoyé, ou bien encore pour confronter mes représentations, construites et façonnées par les échos que se font les médias de cette question de société, à une certaine réalité de terrain.
La vidéo comme vecteur d’une nouvelle image
Après avoir longuement échangé avec les différents protagonistes de la vie quotidienne du foyer (usagers, personnel accompagnant et direction) nous avons décidé de concevoir un projet contenant trois types d’interventions. Afin de donner l’opportunité aux résidents de communiquer de la manière la plus large possible leurs capacités et de mettre en valeur celles-ci nous avons convenu d’accompagner ces derniers dans la réalisation d’une fiction vidéo. Cette partie du projet fera l’objet de groupes de parole divisés en trois phases. Ces phases permettront dans un premier temps de faire émerger un thème qu’ils souhaitent développer à travers une histoire. La seconde partie sera l’occasion de rédiger un scénario. La dernière partie sera la partie technique de préparation du tournage, du tournage et du montage vidéo.
L'humour au bout des doigts : l'humour comme outil éducatif

J’ai effectué mon stage à responsabilité éducative au sein d’un Institut de Jeunes Sourds (IJS) à S-E. Le stage s’inscrivait dans mon projet de formation, à savoir, la perspective de travailler auprès de jeunes sourds. En effet, mes expériences antérieures m’ont amenée à travailler auprès de ce public. J’ai d’ailleurs appris la Langue des Signes Française (LSF) afin de me doter d’un outil qui me paraissait essentiel pour un éducateur, communiquer avec les jeunes. Lors de ce stage, j’ai pu constater qu’il était parfois difficile d’entrer en communication avec certains jeunes malgré la maîtrise de la LSF. A ce propos, j’ai été confrontée à certaines situations qui m’ont mise en difficulté, notamment avec deux adolescentes.

Dès mon arrivée en stage, j’ai rencontré une situation difficile avec une jeune fille âgée de 16 ans, Claire. Lorsque je lui demandais d’aller dans sa chambre, pour travailler, elle se sentait agressée. Elle se mettait à crier, disait qu’elle en avait marre de l’IJS. Puis elle rentrait dans sa chambre en claquant violemment la porte. Je pouvais l’entendre taper contre les murs, tellement elle était énervée. Chaque fois que je lui demandais de faire quelque chose, cela finissait par un conflit. Quant à Mathilde, la communication était presque inexistante. Je rencontrais effectivement des difficultés tenant plus de la relation. Lorsque je tentais d’entamer une discussion avec elle, soit elle fuyait, soit elle détournait le regard, le moyen de couper la communication. J’avais l ‘impression de ne pas exister à ses yeux. Je n’arrivais pas à parler avec elle. Cette situation était très difficile : je me sentais maladroite dans ma façon d’agir. En observant les éducateurs et les jeunes, je me suis aperçue que l’humour tenait une place importante dans leurs relations.

Cependant, je remarquais une distinction entre l’utilisation de l’humour par les éducateurs entendants et les éducateurs sourds. En effet, Les éducateurs entendants utilisaient un humour auquel les jeunes étaient plus ou moins réceptifs selon la forme d’humour employé. Les éducateurs sourds, en revanche, faisaient usage d’une autre forme d’humour auquelle les jeunes sourds étaient plus perméables. D’ailleurs, les jeunes utilisaient la même forme d’humour entre eux. Ce n’est pas le même humour. On distingue donc deux humours, l’humour sourd et l’humour entendant.

Comment travailler avec des parents dans le cadre d’une mesure d’Action Educative à Domicile pour qu’ils élaborent leurs propres réponses éducatives ?

Ce soutien à la « parentalité » nécessite donc une posture particulière de l’éducateur spécialisé. L’objectif de ce mémoire est de décrire et d’analyser cette posture en répondant à la question suivante : Comment travailler avec des parents dans le cadre d’une mesure d’Action Educative à Domicile pour qu’ils élaborent leurs propres réponses éducatives ? L’hypothèse retenue sera la suivante : Pour que les parents élaborent leurs propres réponses éducatives, l’éducateur spécialisé doit travailler avec eux leur expérience subjective de la « parentalité ». Cette hypothèse s’appuie sur la définition de la « parentalité », présentée dans l’ouvrage dirigé par Didier Houzel intitulé « Les enjeux de la parentalité » et qui semble faire consensus aujourd’hui. Les auteurs définissent trois axes d’analyse de la parentalité : l’axe de l’exercice, l’axe de la pratique et l’axe de l’expérience subjective. Nous développerons plus précisément par la suite la définition de ces trois axes.

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