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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

J'ai mal à mes parents: maintien des liens parents enfants en A.E.M.O. judiciaire.

J'ai mal à mes parents: maintien des liens parents enfants en A.E.M.O. judiciaire.

INTRODUCTION J’ai exercé mon stage à responsabilité dans un service d’Assistance Educative en Milieu Ouvert (A.E.M.O.) judiciaire. Cette expérience m’a permis de renforcer mon intérêt pour les relations défaillantes voire parfois pathologiques entre les parents et leur enfant. Dans ce contexte, j’ai tenté de déterminer le mode d’intervention de l’éducateur pour amener cette relation à évoluer dans l’intérêt de l’enfant, sachant que ce professionnel se retrouve dans sa mission, partagé entre le soutien à la parentalité et la protection de l’enfance.

Le lien familial, et notamment celui qui s’instaure entre les parents et leurs enfants est primordial dans la construction identitaire des jeunes. En effet, la famille permet à l’enfant de se construire dans un milieu social identifiable et cet attachement qui s’origine dans l’enfance, le structure toute sa vie. Les relations familiales sont définies en fonction de leur intensité et de leur qualité. Ainsi, nous pouvons observer différents niveaux de liens parents-enfants. Ils peuvent être forts voire fusionnels ou au contraire rester pauvres, se détériorer puis finir par devenir inexistants. Tout au long de mon stage, j’ai appris à identifier et à qualifier la nature de ces liens afin de les amener à évoluer positivement.

CONCLUSION

Tout au long de ce mémoire, au regard de l’importance des relations parents-adolescents, j’ai tenté de mettre en évidence comment un éducateur de l’A.E.M.O. judiciaire peut accompagner un jeune placé et ses parents. J’ai retenu exclusivement les situations concrètes où les adolescents sont rejetés parfois violemment, par leurs parents et je me suis interrogée sur le maintien des liens à tout prix et sur sa légitimité, dans certains cas. Je prends en compte que l’adolescence est une période de profonds changements, durant laquelle tous les processus physiques et affectifs de l’enfance vont se rejouer, pour aboutir à une véritable construction de soi. L’adolescent a besoin du regard valorisant de ses pairs mais aussi de ses parents, pour se fonder une identité propre et une estime de soi qui va l’amener à trouver sa place dans la société.

Ainsi, j’émets des réserves et des inquiétudes quant à la construction « du jeune de l’abandon », sans cesse confronté au rejet de ses parents qui ne lui accordent aucun espace d’affection. Ces jeunes tentent malgré tout de se défendre de cette réalité inacceptable, en s’attribuant la faute et en continuant d’idéaliser leurs figures parentales. C’est en cela que le jeune est en souffrance et qu’il ne parvient pas à créer des relations stables avec autrui sans provoquer la rupture par ses comportements violents ou asociaux. M’étant retrouvée confrontée à ce type de situations, je me suis questionnée sur l’intérêt du maintien des liens parents-enfants à tout prix, dans un tel contexte.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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L'accompagnement de l'enfant vers un processus de résilience

Nous avons vu que la résilience est un terme Anglo saxon, et qui décrit la capacité d’un individu à surmonter un traumatisme et aller de l’avant. Nous avons pu comprendre que pour que ce mécanisme puisse s’opérer, il faut en amont des facteurs de protections et des mécanismes de défenses, permettant au sujet de se défendre et d’aller au delà du traumatisme se que l’on nomme le rebond. Lors de ma formation d’éducateur, j’ai rencontré énormément d’enfants ayant véçus des traumatismes de différentes nature, et la question était de comprendre quels accompagnements je pouvais faire auprès d’eux afin qu’ils puissent un jour « s’en sortir ».

Aussi à la fin de mon travail j’émet les hypothèses suivantes pouvant m’aider dans mon travail et qui concerne l’accompagnement de l’enfant vers ce processus que l’on nomme résilience : L’accompagnement de l’enfant vers la résilience, repose avant tout, sur une présence de l’éducateur. Accompagner c’est en premier lieu donner de son temps, tout simplement être là, à la disposition de l’enfant, être à son écoute.

Ecouter, c’est déjà essayer de comprendre sans juger, en essayant de mettre en place un cadre défini, en s’engageant sur la durée, car il est certain qu’un accompagnement quel qu’il soit, a besoin de temps, de régularité… Cet accompagnement nécessite également de réfléchir sur la résilience, de la connaître, de connaître éventuellement sa propre résilience, savoir qu’elle existe, qu’elle peut toujours se manifester. Le soutien à la résilience est d’aider l’autre à grandir. Déjà connaître la résilience, c’est accompagner l’enfant en difficulté importante, avec la conviction qu’il a en lui des ressources et qu’il va falloir l’aider à s’en servir et notamment en optimisant les facteurs de protection, de faire en sorte de diminuer les effets des facteurs de risques, en favorisant l’autonomie et la responsabilisation de l’enfant.

Ainsi, la résilience peut contribuer, en complément d’autres approches, à tenter de comprendre les formes d’adaptation des individus et permettre aux professionnels d’inventer de nouvelles méthodes de prises en charge des enfants, dès lors qu’ils sont confrontés à des traumatismes. En tant que futur professionnel, je dirais qu’un accompagnement vers la résilience pour l’enfant, nécessite une approche globale de celui-ci en prenant en compte principalement trois domaines : l’individu (tempérament, personnalité…), ses comportements ( mesures défensives et destructives) et son environnement relationnel (famille, amis…).

Aider à retrouver la place du père

Le recours à la médiation Après le lycée, j’ai poursuivi mes études dans le domaine de la psychologie en faculté, afin de m’enrichir personnellement avec comme but à long terme de suivre une formation d’éducatrice spécialisée. Parallèlement, chaque vacance je travaillais en tant qu’animatrice dans un centre de loisirs dans un quartier défavorisé, ce qui me confortait dans mon projet de métier. Cela m’a également permis d’apprendre à travailler en équipe et à construire des projets avec elle, même si les projets d’animation sont très différents des projets éducatifs. J’ai pu aussi développer des capacités à créer des liens avec les enfants. Lors de mes stages, j’ai alors développé mes positionnements suivant les situations. J’ai effectué deux stages auprès d’enfants en situation de handicap (Institut Médico-Educatif et Centre de Soins de Rééducation et d’Education), un auprès d’adultes en situation de handicap (Foyer d’Accueil Médicalisé) et mon stage d’un an que j’ai effectué auprès d’enfants et d’adolescents en situation de placement à domicile chez leurs parents ou responsable légal. J’entre facilement en relation avec les usagers et j’ai pu trouver la distance que je souhaitais instaurer avec eux. Mon positionnement est basé sur l’utilisation des médiations et j’utilise des outils de l’approche centrée sur la personne de Rogers afin de respecter au mieux les besoins et désirs des usagers.

Lors de mon stage long, j’ai pu accompagner des familles, en tant que co-référente de plusieurs situations. J’ai eu l’occasion d’échanger avec les parents et construire une posture professionnelle auprès d’eux. J’ai alors participé à des entretiens familiaux en compagnie d’autres éducateurs ou psychologues au service, ainsi qu’à des visites à domicile. J’ai découvert le milieu du social, dans ce nouvel environnement, j’ai développé de nouveaux outils pour accompagner les jeunes et leurs familles. J’ai suivi deux adolescents et une petite fille en coréférence, dont une adolescente que j’ai accompagnée dès le début de la mesure de placement au sein de notre service, j’ai effectué son admission avec la chef de service. J’ai réussi à entrer en contact avec eux, à créer un lien et à les accompagner de façon professionnelle, ils m’ont repérée comme adulte de référence. J’ai participé à des réunions avec les partenaires, j’ai moi-même accompagné des jeunes à des rendez-vous et fais le lien avec certains partenaires concernant leurs situations. J’ai pu communiquer et élaborer des projets avec l’équipe, participer activement aux réunions, donner des informations et des avis pertinents concernant les différentes situations. Le domaine de la protection de l’enfance auprès d’un public enfant et adolescent a suscité un réel intérêt en moi car si je souhaitais devenir éducatrice spécialisée, c’était pour pouvoir aider ces enfants avec des problèmes familiaux que je rencontrais dans l’animation et face auxquels je me retrouvais complètement démunie. J’ai particulièrement été intéressée par le travail avec les familles, le travail en équipe pluridisciplinaire, ainsi qu’avec les partenaires. J’ai rencontré les familles, appris à travailler avec elles, ma compréhension des missions du placement à domicile s’est affinée. Une chose à laquelle je ne m’attendais pas fut que beaucoup de familles monoparentales que nous accompagnions au service étaient des enfants vivant chez leur père (parents séparés avec la garde attribuée au père ou décès de la mère). En effet, durant l’année 2016, le service de placement à domicile accompagna 8 fratries vivant chez leur père, sur un total de 36 mesures. D’après l’INSEE En 2005, 1,76 million de familles sont composées d’un seul adulte qui vit sans conjoint avec un ou plusieurs enfants de moins de 25 ans dans un même logement, elles sont 2,5 fois plus nombreuses qu’en 1968 et ce nombre ne cesse de croître. Avec l’évolution des mentalités, les femmes qui travaillent et qui deviennent indépendantes, l’apparition d’un congé parental, les hommes sont de plus en plus nombreux à s’occuper de leurs enfants à domicile, il semble alors logique qu’ils soient plus nombreux qu’auparavant à demander la garde de leurs enfants lors de séparations.

L’accompagnement éducatif avec les jeunes adultes en errance.
Lors de ma formation d’Educateur spécialisé, j’ai choisi d’effectuer mon stage à responsabilité éducative auprès de jeunes adultes en situation d’errance dans une structure d’accueil de jour. Ma motivation fut de mettre en lien mon précédent stage en Centre d’hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) accueillant des couples de 18 à 30 ans en situation précaire avec l’expérience d’une Permanence d’accueil (ou boutique sociale). D’une prise en charge à « haut seuil d’exigences », c'est-à-dire un accompagnement contractualisé avec la mise en place d’un projet individualisé, je souhaite approfondir une prise en compte à « bas seuil d’exigences », sans contrat et dans une démarche d’accueil inconditionnel qui se situe en amont d’un dispositif d’insertion structuré.
L'éthique : une ligne d'action pour l'éducateur

Ce n’est pas par hasard mais bien volontairement que je me suis tournée un jour vers l’éducation spécialisée. J’avais commencé par étudier les Lettres Modernes dans l’optique de devenir professeur des écoles, de préférence en classe maternelle. Depuis toujours, la littérature était mon domaine de prédilection. Mes premières expériences de travail, dans l’animation auprès d’enfants l’été, me poussaient également vers l’enseignement car le BAFA est pris en compte dans les dossiers de candidature pour l’entrée en IUFM et nombre de mes collègues animateurs étaient dans le même cas que moi.

Mais peu à peu, j’ai commencé à me questionner sur ma motivation. En effet, je ne mettais pas beaucoup d’obstination à réussir le CRPE et j’avais une idée tout à fait précise de ce qui me plaisait dans ce métier : l’aspect relationnel et éducatif du métier d’enseignant. Je n’avais aucun intérêt particulier pour les disciplines à enseigner mais bien plutôt pour la socialisation que permet notamment l’école en tant qu’institution. C’est pourquoi j’ai pensé à une réorientation.

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