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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

« L’accompagnement éducatif des Jeunes Majeurs Etrangers en attente de régularisation confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance »

« L’accompagnement éducatif des Jeunes Majeurs Etrangers en attente de régularisation confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance »

J’ai effectué mon stage à responsabilité dans le cadre de ma formation d’éducateur spécialisé à l’antenne du Foyer des Apprentis. Cette antenne accueille des jeunes hommes majeurs ou en passe de l’être qui sont en difficulté d’insertion sociale. L’établissement est habilité pour recevoir des jeunes relevant de l’Aide Sociale à l’Enfance ou de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Ces jeunes rencontrent des difficultés sur le plan familial, scolaire, professionnel ou personnel. Ils ne posent pas de problématiques spécifiques (alcoolisme pathologique, toxicomanie) qui requièrent un lieu d’accueil et un suivi particulier. Ces jeunes majeurs sont pour la plupart issus d’un parcours institutionnel antérieur. Certains arrivent de l’étranger (Chine, Congo…) et ne possèdent pas de liens familiaux en France. D’autres arrivent de familles où ils n’ont pu résoudre de graves conflits installés avec leurs parents (ce sont souvent leur premier placement). Ces conflits entraînent une rupture des communications familiales et des conséquences néfastes (fugues du domicile parental, disputes incessantes, violences…). D’autres enfin viennent de familles défavorisées aux problématiques sociales diverses et quelquefois associées : alcoolisme parental, violences familiales, délinquance.

Ce mémoire a eu pour ambition de montrer les difficultés que j’ai pu observer dans l’accompagnement éducatif de jeunes majeurs étrangers isolés en attente de régularisation que j’ai pu rencontrer à l’antenne et ainsi d’en questionner le sens. Mes observations me permettent de montrer que ces jeunes, ont très souvent vécu un parcours de vie très difficile notamment dans leur migration pour venir « atterrir » en France. Ces migrations sont très dures à vivre car ils ont fui leur pays d’origine ainsi que leur familles pour des raisons majoritairement économiques. Ils sont tous arrivés en France mineurs, sachant que la loi française leur permettrait d’être recueillis par les services de l’Etat. Beaucoup d’entre eux ont utilisé les services de réseaux « souterrains » de passeurs pour pouvoir s’introduire de manière illégale en France. Ainsi ils ont abandonné tout lien avec leurs familles pour affronter la réalité des conditions de vie des étrangers en France. D’abord orientés au Foyer d’accueil d’urgence par l’aide sociale à l’enfance avant de connaître des structures plus petites, leur grande préoccupation est de pouvoir rester en France pour s’installer et tenter de vivre de manière descente. Leur famille restée au pays nourrie de grands espoirs sur eux et rajoute ainsi plus de poids sur leurs jeunes épaules. Ces jeunes adultes n’ont pas eu la possibilité de profiter de leur enfance car la réalité des conditions de vie dans leur pays d’origine et les préoccupations qui les affectent en France sont celles d’adultes. C’est aussi ce qui peut expliquer leur maturité précoce repérée au cour de mes observations.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

Les enfants errants de l’immigration.

Aussi, il ne s’agira pas ici de tenter de traiter le problème de l’immigration en tant que telle, avec son cortège de tragédies, de difficultés et parfois de réussite. Il ne sera pas question non plus de décrire ni de proposer quelque alternative que ce soit à l’épineux problème des sans papiers. Ni même d’évoquer des corollaires du phénomène migratoire en terme d’intégration culturelle : port du foulard, la beur- génération etc.… . Il ne s’agira encore moins de proposer une solution à quoi que ce soit. Mais, plus humblement, de tenter en premier lieu de décrire une situation faisant problème. En effet nombre de ces images, fantasmées des enfants errants de l’immigration, prennent corps dans les couloirs des gares avant que de hanter les commissariats pour se voir, un soir, accueillir dans un foyer chargé de la protection de l’Enfance. Car il s’agira ici, de démontrer qu’un mineur est avant tout un enfant et seulement un enfant et qu’a ce titre là, il sera protégé quoi qu’il en soit de sa situation légale concernant ces papiers.

Favoriser la scolarisation des gens du voyage

Roms, tsiganes, Manouches, Bohémiens … Tous ces termes désignent des communautés méconnues, des identités culturelles différentes et une réalité complexe.

Ces derniers mois, ils ont été propulsés sur la scène médiatique nationale et européenne : débat sur l’identité nationale et la discrimination (Annexe 1), expulsions massives de Roms, démantèlement de camps illégaux… Des images choisies, choquantes et négatives, venant étayer des discours politiques, conduisant à un amalgame, renforçant ainsi la stigmatisation et la marginalisation.

Les préjugés sur cette population reposent ainsi sur des poncifs véhiculés depuis des siècles : l’image de personnes violentes, sales, malhonnêtes, de voleurs de poules, voleurs de bourses, et même voleurs d’enfants…ils sont considérés comme des marginaux et des « étrangers » : leur présence « dérange ».

Les « Gens du voyage » constituent la plus grande minorité européenne. Ils sont 10 à 12 millions en Europe (Conseil de l’Europe, février 2010), présents dans la plupart des pays européens.

Contrairement aux idées reçues, la plupart des « Gens du voyage » sont en situation régulière sur le territoire français et européen. De plus, « il s’agit de la communauté la plus dynamique, socialement, culturellement et politiquement, qui vit une mutation profonde » (Roms et Tsiganes de J-P liégeois), et qui tentent de trouver une place dans cette société sans perdre leur(s) identité(s) culturelle(s).

En quoi le cadre, les projets de vie d’une MECS comme l’Orangeraie permettent-ils à l’enfant de se poser, de grandir.

Dans le cadre de la protection des mineurs, je me suis intéressée au dispositif social répondant aux situations familiales problématiques et nécessitant la présence des travailleurs sociaux pour la mise en place d’une séparation induite par une décision de placement en institution. Mon attention s’est orientée sur la notion de séparation enfant-parent en rappelant par une approche historique sa fonction de protection. J’ai voulu mettre en exergue la nécessité d’un éloignement entre parent et enfant dès lors que celui-ci encoure un danger dans son environnement familial. L’acte de séparation induit par le placement a toujours interrogé les professionnels, les politiques, les parents et les enfants. Sujet de débats lointains et discours actuels, il est et reste le thème de discussions parfois critiques sur les conséquences que la séparation induit sur ces mineurs et sur les parents.

L'identité du toxicomane

INTRODUCTION

La toxicomanie intéresse toutes les sciences humaines, et il est possible pour chacun de l'observer sous un angle différent. Tous les points de vue sont intéressants, la philosophie, la psychologie la sociologie apportent chacune un éclairage différent sur ce problème. L'écriture de ce mémoire fut pour moi l'occasion d'approfondir le champ de mes connaissances théoriques en matière de toxicomanie. D'une approche plutôt psychologique, je suis parvenu à un regard plus sociologique sur ce phénomène. Ma connaissance de la toxicomanie et de la prise en charge de cette population provient pour une large part de l'expérience vécue en un an de stage.

Mes connaissances participent donc d'une représentation du travail auprès des toxicomanes partagée par un ensemble professionnel. Si je m'efforce d'être objectif, je suis conscient par ailleurs qu'une part de ma subjectivité intervient dans cet ouvrage. Pensant au départ écrire sur l'errance des toxicomanes, je me suis aperçu au fur et à mesure de ma réflexion que celle-ci n'est qu'une conséquence de la difficulté pour le toxicomane de se construire une identité tout au long de son parcours. C'est donc la question de l'identité du toxicomane qui sert de fil conducteur dans ce mémoire.

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