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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L’Esprit du don : Jacques T. Godbout

L’Esprit du don : Jacques T. Godbout Dans le chapitre don, marché et gratuité, l’auteur se forge une réflexion générale sur le concept de gratuité dans un système de don. Sa théorie : le don est gratuit car celui qui donne, prend le risque de ne rien recevoir en retour, c’est le cas très clair du don du sang : il n’y a pas de retour possible entre deux individus car celui qui donne son sang ne sait pas pour qui.

Le don est partout. Au sein de l’entourage, de la famille, mais aussi dans le milieu professionnel et au niveau de la société. Dans nos pratiques sociales, le fait d’avoir un apport théorique sur le don et les échanges permet d’analyser et d’ajuster la relation éducative qui peut s’établir entre deux sujets. Ainsi le don n’est plus banal, il a une signification.
Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

Les marges du handicap mental : Philippe Chavaroche

Dans l’accompagnement, le professionnel doit faire attention à ne pas s’identifier aux parents en partageant les mêmes sentiments. De plus, Zucman remarque que ces derniers sont trop souvent stigmatisés ou mis de côté car on aurait plus de savoir chez les professionnels. Au contraire, chaque partie doit faire partager ce qu’elle sait à l’autre.

Pour conclure Chavaroche rappelle le décret du 20 mars 2009 et souligne que désormais « l’autonomie » est devenue le maître mot des travailleurs sociaux (retrouvé dans les projets etc). Pourtant, il est plus employé pour parler d’une réduction de dépendance et non pour une autonomie à proprement parler.

20 questions pour penser le travail social : Jacques Riffault

D'une manière philosophique, J. Riffault incite à la réflexion sur ces différentes idées et sur ce que les travailleurs sociaux font de leur activité, pourquoi ils la mènent ainsi et pas autrement. Ce livre veut nous montrer que la philosophie tient une place importante dans nos professions éducatives car elles n'est pas productrice de connaissances utiles et concrètes mais sert à penser par nous-mêmes, à répondre de « l'intérieur » aux questions qui se posent à nous. Elle permet ainsi à chacun d'exercer son propre jugement. De plus, en raison du statut incertain et constamment en mouvement des métiers du travail social, on ne peut se contenter de connaissances purement utiles. La philosophie permet donc de s'interroger sur les savoirs que l'on possède dans leur rapport à la vérité, sur ce que nous faisons aux autres et si ce que nous faisons a bien un sens pour nous mêmes et pour les autres.

L’Enfant et la peur d’apprendre : Serge BOIMARD-
Cet ouvrage intitulé « L’enfant et la peur d’apprendre » s’inscrit dans le domaine de la psychologie et de la pédagogie. Son auteur Serge BOIMARE, psychopédagogue et psychologue clinicien est un ancien instituteur spécialisé puis directeur pédagogique du Centre Médico psychopédagogique Claude Bernard à Paris. Il intervient aujourd’hui en tant que consultant dans des écoles sur les thèmes des pédagogies d’éducation auprès des enseignants et de l’apprentissage en général chez l’enfant et l’adolescent. Serge BOIMARE est également l’auteur du livre intitulé « La peur d’enseigner » et a co-écrit avec S. SOCQUET-JUGLAR « Ces enfants empêchés de penser ».

S. BOIMARE, à travers ce livre, a donc cherché à comprendre comment des enfants intelligents et curieux sont amenés à être en grandes difficultés et ainsi refuser les apprentissages les amenant parfois jusqu’au décrochage scolaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux. Quelles en sont les raisons ? Pourquoi les professeurs accompagnant ces enfants n’ont-ils pas réussit à enrayer ce décrochage scolaire ? L’auteur apporte une réponse à ces questions après de nombreuses années d’observations : ces enfants ont peur d’apprendre. Cette peur d’apprendre, S. BOIMARE la considère telle « un handicap lourd qui transforme les parcours scolaires en chemin de croix » [p. 8]. Tout au long de cet ouvrage en s’appuyant sur des exemples pris dans sa pratique, il va donc tenter d’élaborer des propositions pédagogiques pour aider ces enfants à se réconcilier avec les apprentissages.
Le bonheur désespérement

Ce livre est la transcription d’une conférence-débat du 18 octobre 1999. La question du bonheur est centrale à la philosophie, en ce sens que la philosophie a pour but la sagesse, et que la sagesse est le bonheur dans la lucidité. Ainsi, la philosophie servirait à être heureux. André Comte-Sponville renoue avec la tradition des philosophes grecs pour qui cette question était essentielle. Etymologiquement, la philosophie, c’est l’amour de la sagesse. La sagesse est une pratique humaine : connaître la vérité pour agir bien. Le bonheur s’obtiendrait donc dans un certain rapport à la vérité. Il s’agit alors de penser non pas pour être heureux, mais de penser une idée parce qu’elle paraît vraie. En ce sens, le bonheur est le but de la philosophie, et la vérité en est sa norme.

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