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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

"dis-moi entre nous" ou le theatre comme outil pédagogique et éducatif

Les personnes auprès desquelles je travaille ont une déficience mentale qui les empêche en partie d’élaborer une réflexion qui pourrait les conduire vers un peu plus de sérénité. Elles sont en souffrance. Il faut faire avec et travailler pour une amélioration, réveiller leurs potentialités. Il me semble utile dans mon travail non seulement d’être disponible pour écouter ce qu’elles sont, mais aussi de chercher quels seraient les moyens que je peux mettre à leur disposition pour apaiser leurs tourments. Trouver des outils pour qu’elles vivent mieux la vie de tous les jours. Par exemple, offrir un autre cadre qui leur permettrait d’accéder à une partie d’eux-mêmes, plus sereine. Mes observations dans leur vie quotidienne et mon expérience personnelle du théâtre m’ont suggérée de mettre en place un atelier d’expression théâtrale qui serait un moment agréable et un tremplin à leur épanouissement. En effet, cette aventure pourrait mettre en avant des effets positifs d’apaisement, de développement de leur personnalité. Le jeu est un facteur essentiel à la communication, donc d’une meilleure relation avec les autres.

L’atelier théâtre n’a pas pour vocation d’être thérapeutique. Car mon rôle n’est pas celui-là, au sens psychothérapie. Aussi, ai-je toujours été vigilante quant à l’expression d’un résidant qui pouvait déraper. Parfois il m’est arrivé de rompre une situation imaginée pour revenir dans la réalité immédiate, car je sentais que le résidant avait semble-t-il perdu l’idée qu’il était dans l’atelier théâtre. Mon intervention coupait court au « débordement ». J’expliquais de nouveau l’exercice en pointant bien qu’il s’agissait de jouer un rôle. C’est ça la réalité ; jouer au théâtre n’est pas une illusion, mais la réalité c’est le jeu. La représentation a été l’aboutissement du travail accompli, du projet pensé par mon collègue et moi. L’institution nous a fait confiance, a été attentive à notre travail, à notre implication. Elle a reconnu l’investissement de chacun des résidants, leurs motivations. Mon travail consistait aussi à rendre compte auprès de l’équipe, en réunion, de mes observations, des comportements nouveaux de certains résidants, des questions d’autres, ou bien les progressions remarquées. Ensemble, nous affinions notre regard sur eux par la confrontation de nos découvertes. La réflexion qui en émergeait fut une reconnaissance de l’impact du théâtre sur ces personnes en difficultés. Je pense que leur situation s’est un peu améliorée (moins de peurs semble-t-il…). Ils sont plus à l’écoute des autres, expriment davantage au quotidien leurs envies ou préoccupations.

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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Vers une communication "vraie" entre la mère et l'enfant

Actuellement en seconde année de formation, j’effectue mon stage à responsabilité au sein du Centre Maternel « L M ». J’ai choisi ce stage car au cours de diverses observations et expériences, le milieu familial m’a semblé déterminant pour l’avenir de l’enfant. De plus, j’ai pu réaliser lors de mon premier stage dans un foyer pour enfants et adolescents combien la séparation entraînait des difficultés mais surtout des souffrances chez l’enfant. C’est pourquoi je désirais pouvoir voir comment aider la mère dans le tissage du lien entre le parent et l’enfant. En l’occurrence lors de ce stage plus spécialement sur le lien entre la mère et l’enfant.

Une rencontre si particulière

Introduction Certaines personnes polyhandicapées ou autistes ont une compréhension du langage verbal limitée. Parfois, elles n’utilisent pas ce moyen d’expression. Leur mode de communication peut être principalement non-verbal. Leur corps devient émetteur et récepteur de signaux. Le professionnel, l’éducateur, accompagnant cette personne a un langage verbal. Il a la capacité d’utiliser des métaphores, d’évoquer au travers des mots ses émotions… La communication verbale est pour lui un moyen d’expression acquis, utilisée depuis son enfance. Sa voix, ses mots, émettent des informations. Ses oreilles sont les principaux récepteurs de messages. Nous avons donc d’un côté une communication non-verbale essentiellement utilisée, avec une compréhension limitée du langage et, d’un autre côté, un mode d’expression essentiellement verbale. Dans ces conditions là :

Les jeunes en errance
De nombreuses situations amenées par la vie m’ont rendu témoin de besoins et de difficultés des personnes en situation de précarité et je souhaitais approfondir mes connaissances. Puis, j'ai été amené à rencontrer des "zonards" (c'est ainsi qu'ils s'appellent entre eux), des très jeunes (15-18ans) et des jeunes (18-25ans) a chom'actif mais également dans les festivals étant moi-même bénévole à l'accueil de ceux-ci.
L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.

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