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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Accompagnement personnes SDF par professionnels et bénévoles : un rôle seulement utilitaire ?

Accompagnement personnes SDF par professionnels et bénévoles : un rôle seulement utilitaire ? Le sigle SDF est aujourd’hui communément employé en France pour désigner la population sans domicile fixe. Derrière ce terme, nous oublions trop souvent qu’il y a une personne humaine. Ces personnes ne sont pas nées SDF, elles sont arrivées dans la rue, la plupart du temps, à cause d’un passé difficile ou d’une rupture dans la vie (enfance difficile, divorce, chômage). Selon l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) , une personne est dite « sans domicile » un jour donné si elle a été, la nuit précédente, dans l’une des deux situations suivantes : soit elle a eu recours à un service d’hébergement, soit elle a dormi dans un lieu non prévu pour l’habitation (rue, abri de fortune, gare, centre commercial, cage d’escalier, voiture…).

Dans une société où la pauvreté et l’exclusion existent encore, cette recherche m’a permis de rencontrer le public SDF, notamment masculin, de comprendre le parcours de vie de ces personnes. Je n’en ai côtoyé qu’un petit échantillon, mais au travers de ces rencontres, j’ai remarqué que la population SDF est hétérogène et complexe, souvent considérée comme exclue et en souffrance psychique. En me penchant sur le terme d’exclusion, j’ai pu comprendre, grâce aux concepts de disqualification et désaffiliation, que le phénomène d’exclusion était un processus et non pas un état. J’ai pu également appréhender la notion de souffrance psychique qui est un terme nouveau et difficile à définir. Cerner les origines et les manifestations de cette souffrance permet aux professionnels et/ou bénévoles de l’action sociale d’adapter leurs interventions sociales face aux demandes exprimées par les personnes SDF. J’ai pris conscience que les personnes SDF interrogées sont dans un processus qui n’est pas figé. Il est donc important de ne pas catégoriser ce public. Aujourd’hui, les professionnels et/ou bénévoles sont de plus en plus confrontés à des situations complexes, où l’exclusion sociale et la souffrance psychique sont intriquées.
Catégorie: Mémoire Conseiller en économie sociale et familiale
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L'accès à un premier logement autonome pour les jeunes de 18 à 24 ans : une étape vers la citoyenneté

Aujourd’hui, la situation matérielle des jeunes est moins confortable qu’il y a trente ans. L’allongement des études, l’insertion sur le marché du travail moins aisée et moins stable en raison du contexte économique (chômage, précarité de l’emploi) les obligent de fait, à retarder leur insertion sociale et leur autonomie, n’ayant pas encore acquis ce que certains sociologues désignent comme les « attributs de la vie d’adulte », à savoir un travail, un logement, une vie de couple . L’insertion dans le marché du travail reste l’un des attributs principaux puisqu’il génère une source de revenus indispensable à tout désir d’autonomie. Cependant, il ne faut pas écarter l’attribut « du logement » puisqu’en cas de non-stabilisation de la situation professionnelle, l’accès à un logement autonome devient alors une alternative d’insertion sociale. Pourtant, le marché locatif des grandes « cités » ne favorise pas cette insertion en raison de l’écart entre les revenus de cette catégorie de la population et les loyers pratiqués. Il semblerait également que les dispositifs d’aide au logement existants ne suffisent pas à palier la précarité économique que rencontrent certains jeunes en cours d’insertion professionnelle.

Les difficultés du parcours d'insertion des jeunes en rupture familiale.

Depuis 1980, la France vit une situation de crise complexe et délicate ; nombreuses sont les personnes exclues du système économique. Les jeunes générations sont particulièrement touchées par les mutations profondes de la société : chômage, précarisation des emplois. Leur insertion dans la vie active se retarde, et emprunte des parcours souvent difficiles. L’absence d’activité professionnelle est un obstacle majeur à l’élaboration de tout un projet de vie : recherche d’une autonomie propre, accès à un premier logement. Or, le logement représente le premier lieu de construction personnelle, sociale et familiale de tout individu. Louis Besson, secrétaire d’Etat a déclaré en 1998 : « Dans une période où l’on a vu s’accroître la pauvreté, la précarité économique et professionnelle, mais aussi les déchirures familiales, la montée de l’individualisme avec la perte des valeurs de solidarité, le logement, nous devons même dire l’habitat, représente indéniablement ce facteur d’insertion, de reconnaissance sociale et de sécurisation. »

Comment une information personnalisée peut venir soutenir une politique de réinsertion professionnelle et sociale ?

Dans le cadre de ma formation de conseillère en économie social et familiale et de la réalisation de mes stages pratiques, j’ai convenu de poser mon regard sur le public des familles monoparentales, régulièrement rencontrées dans les institutions et structures. Ce public a suscité mon intérêt tout au long de ma formation car ces situations de monoparentalité sont de plus en plus visibles et sont le reflet d’une évolution de la famille. La définition la plus proche de mon point de vu s’orient e vers celle de l’Insee soit : « Une famille monoparentale comprend un parent isolé et un ou plusieurs enfants célibataires (n'ayant pas d'enfant)1»

On comptait 680 000 familles monoparentales en 1962, 1,5 million en 1999, pour arriver à environ 2 millions aujourd’hui. Soit une progression de plus de 50 % en une cinquantaine d’années. La première question que j’ai formulé est : « Quelles sont les réelles difficultés et les conséquences que doivent surmonter les familles monoparentales? »

La sensibilité des familles monoparentales à la pauvreté est d’autant plus forte que la situation de parent seul génère des surcoûts. Les dépenses liées au logement pèsent particulièrement lourd dans le budget des familles ainsi que les modes de garde (Herpin & Olier, 1998), et cela même si les transferts sociaux réduisent fortement la pauvreté économique de celles-ci.

Le logement des saisonniers : reflet d'un mode de vie?

Au début du XXe siècle, quelques touristes aisés découvrirent les joies du ski. Ils profitèrent des hébergements traditionnels que leur offrirent les villages savoyards. Pour relancer l’économie du département après la Seconde Guerre Mondiale, le Conseil Général de Savoie décida de favoriser le développement d’un tourisme de masse. De 1945 à l’an 2000, près de 400 000 lits touristiques ont été construits, dont près de 200 000 en Tarentaise . Ainsi, en moins de cinquante ans, le tourisme s’est transformé en une véritable industrie.

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