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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

Note de réflexion sur les personnes vieillissantes en F.A.M.

Note de réflexion sur les personnes vieillissantes en F.A.M. Depuis 2000, l’association a fait du vieillissement de la population une préoccupation majeure. Sont reconnues personnes handicapées vieillissantes, selon la D.D.A.S.S. : « les personnes de 40 ans et plus, qui présentent au moins une déficience survenue avant l’âge adulte et une incapacité apparue avant 20 ans ». En 2007, le service du F.A.M. accompagne 15 résidents répondant à ce critère. En effet, à partir de 50 ans, les personnes handicapées mentales peuvent décliner rapidement de part leur pathologie et une lourde prise en charge médicamenteuse. La difficulté pour le personnel est « d’assurer la prévention de la dépendance, d’accompagner ces personnes ayant des pathologies liées au vieillissement et de gérer la fin de vie » . Alors quel accompagnement éducatif et social spécialisé est le plus adapté à ces personnes ?

Durant ce stage, j’ai appris à adapter mon accompagnement en fonction de la personne concernée. En effet, le handicap et les troubles associés de Mme Ophrys m’ont incité à trouver des moyens personnalisés pour lui permettre d’accéder à son bien-être. Les activités comme le chant, la danse ou encore la stimulation des actes quotidiens ont favorisé les capacités d’élocution et de motricité de Mme Ophrys. C’est à travers son sourire, ses déplacements et son expression, facteurs de réussite, que j’ai constaté que les actions menées étaient essentiellement accès sur l’être et le savoir-être. En effet, chez les personnes vieillissantes, le domaine éducatif comme le savoir-faire n’est plus une priorité.
Catégorie: Rapport de stage Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

Rapport de stage dans une maison d'accueil
Jacques (nom d’emprunt) est un homme âgé de 61 ans. Le CPAS de Florenville avait pris contact avec l’institution « Tremplin » en vue d’avoir un entretien d’accueil car Jacques se trouvait sans logement l’ayant perdu suite à des problèmes d’hygiène. Avant son entrée dans la maison d’accueil, Jacques a vécu seul de nombreuses années. Il n’a plus qu’une sœur qui elle, est atteinte d’un handicap et vit en institution également. Dans son passé et avant son entrée au « Tremplin », Jacques souffrait d’alcoolisme. Voilà maintenant plusieurs années qu’il est abstinent. Issu de l’enseignement spécialisé, Jacques a travaillé plusieurs années par le biais d’un atelier protégé à « La Gaume ». Comme chaque résident, Monsieur a un projet individuel avec donc des objectifs à atteindre. Son objectif étant de trouver un logement sur Florenville, l’hygiène est un gros point à travailler. D’après moi, Jacques ne prend pas vraiment soin de lui : régulièrement ses vêtements sont sales, il est déjà arrivé que l’on y trouve de la matière fécale et qu’il sente l’urine. En outre, le règlement d’ordre intérieur stipule que les chambres doivent être tenues « en ordre » et « propres ». Néanmoins, lorsque l’équipe fait le tour des chambres afin de vérifier les tâches, il arrive souvent que son lit ne soit pas fait, de sentir une odeur incommodante, de retrouver des déchets alimentaires sur son bureau,….

Jacques veut porter uniquement des joggings et tee-shirts (qui ne sont pas toujours adaptés à sa morphologie, il arrive fréquemment de devoir lui demander de remonter son jogging car on peut voir se « dessiner la lune en pleine journée ») avec des baskets. Il ne se rase pas souvent la barbe ce qui peut contribuer également au fait que l’on peut le percevoir comme étant une personne négligée. Son hygiène personnelle à un impact sur la vie en communauté. Par exemple, Jacques laisse souvent derrière lui les toilettes sales : matière fécale sur la lunette des WC, etc… ce qui a le don d’énerver les autres résidents qui se plaignent régulièrement. L’équipe et moi-même avions constaté qu’il avait du mal à voir, tout du moins dans certaines circonstances par exemple lorsqu’il devait lire quelque chose de près. Avec l’équipe, nous pensions que peut-être son problème de vue contribuait à son manque d’hygiène (ex : les toilettes, s’il ne voit pas correctement il aura du mal à les nettoyer de manière « nette »). L’ophtalmologue a confirmé le fait que Monsieur devait porter des lunettes mais Jacques ne l’entend pas de cette manière : pour lui, l’ophtalmologue est « une incompétente et il ne doit pas corriger sa vue ». Jacques est une personne sociable, selon lui, il aime particulièrement aller à la salle de sport de Florenville où il maintient le contact avec des amis à lui de longue date. Il s’y rend plusieurs fois par semaine en bus (2 à 3 fois). Il apprécie également jouer aux cartes avec des personnes du 3ème âge. Au sein du groupe de la maison d’accueil, l’entente avec les autres usagers varie, ces derniers expriment leur « ras le bol » face à l’hygiène de Jacques.
La vie quotidienne en ESAT : Les repas
J'ai choisi le temps du repas du midi car je considère qu’il s’agit de l’un des moments clés de la vie quotidienne dans cet établissent. En effet, pour des personnes en situation de handicap, le temps est parfois une notion difficile a appréhender et les temps clés du quotidien constituent dans ces cas la des repères journaliers indispensables. Parmi ces temps clés figure le repas de midi, qui, servant à bien plus qu’a assouvir un besoin physiologique primaire, se nourrir, est aussi un moment privilégié de plaisir et de convivialité. Le repas constitue un repère pour les résidents. Il détermine l’espace et le temps et constitue une étape qui rythme leur journée. Selon la pyramide de Maslow, s’alimenter est un besoin fondamental pour l’être humain. L’alimentation est le domaine de tout ce qui se rapporte à la nourriture permettant à un organisme vivant de fonctionner. Elle est la base de notre santé. Mais aussi et surtout, le repas reste un plaisir du gout, un moment convivial à partager en famille ou entre amis. Ce moment est particulièrement important dans l’ « E.S.A.T.-Foyer Les dolmens ». Cela parce que c’est le seul moment de la journée ou toutes les personnes accueillies, qu’il s’agisse des travailleurs handicapés, des P.H.M.V. (Personnes Handicapées Mentales Vieillissantes), ou des temps partiels sont présentes en même temps. Cet état de fait est évidemment voulu, puisque les infrastructures peuvent permettre de prendre les repas sur chaque site comme c’est le cas les soirs. En effet les repas du soir sont amenés par le personnel de cuisine sur chaque site (« Maison Fleurie », « Caselles », Appartements) Le fait de prendre les repas du midi sur le site de l’ « Hôtel » avec l’ensemble des personnes accueillies de l’E.S.A.T. est donc un choix délibéré de l’établissement et non pas seulement un choix pratique. J’y vois personnellement plusieurs raisons :
Le travail avec les familles

Sébastien avait vingt ans lorsque je commençais à travailler à l’internat. Il émanait de lui une tension palpable prête à exploser à chaque instant. Cela arrivait périodiquement qu’il ait des excès de violence. En « bon » professionnel que je suis, j’ai appliqué des « recettes » que j’avais acquises par l’expérience et les formations.

Après deux mois de « bonnes » écoutes, de « bonnes » observations, de « bonnes » analyses, de « bonnes » connaissances de son dossier, de « bons » échanges avec mes collègues de la « bonne » équipe pluridisciplinaire, je revendiquai auprès des parents de Sébastien, lors d’un entretien informel que cela se passait très bien avec lui. C’était le cas, il participait aux activités.

Il faisait ce qu’il devait faire comme tout à chacun dans sa vie quotidienne. On parlait de son avenir (Sébastien a d’importantes capacités d‘apprentissage qui correspondent à celles nécessaires pour un poste en établissement et service d’aide par le travail (E.S.A.T)).

Stage au centre pénitentiaire (quartier mineurs)
J'abordais ce stage avec quelques préjugés. C'est un univers que je ne connaissais pas et dont j'avais eu des échos pas toujours positifs. J'appréhendais donc ce stage mais en même temps j'étais curieuse de découvrir ce type de prise en charge de la PJJ notamment à travers le travail éducatif dans un lieu qui n'a rien d'éducatif! En effet l'incarcération n'est pas une sanction éducative; je restais donc sceptique et je trouvais que ce passage «obligé» par la case prison n’était peut-être pas la solution la mieux adaptée à des mineurs déjà bien abîmés par les aléas de la vie. Pourtant je suis bien consciente que l’incarcération est parfois incontournable pour des jeunes, en réponse à certains de leurs actes très graves.

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