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Conseiller en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale (CESF) a pour objectif d'aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Individuelle et collective, son action passe par l'information, le conseil et la formation.

UF 8 : Il était une fois, 5 cigarettes par jour

UF 8 : Il était une fois, 5 cigarettes par jour

Quels sens éducatifs y a-t-il à distribuer cinq cigarettes par jour, à des jeunes en CER ? Nous avons vu que cette pratique interrogeait l’éthique du travail éducatif ainsi que la loi. L’éthique et loi sont deux notions bien différentes dans leurs fondements, mais indissociables dans notre travail éducatif. Donner des cigarettes à des mineurs ne se fait pas n’importe comment, mais dans un cadre qui est la loi et au regard d’une déontologie contenue dans l’éthique de notre travail éducatif. C’est pour cela que cette pratique, même si elle peut paraître singulière à chaque CER, n’en reste pas moins une pratique réfléchie à tous les niveaux du système de prise en charge. Une réflexion générale organisée par la PJJ avec l’ensemble des CER, a pour objectif de fixer des prérogatives ainsi qu’un cadre d’action, tout en laissant une marge de flexibilité nécessaire, aux différentes spécificités des CER. Cette réflexion ne va pas sans l’avis de personnels médicaux, et bien sûr des personnels qui accompagnent ces jeunes sur le terrain.

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Dossier : Le handicap
Le secteur des personnes handicapées est l’un des plus importants en nombre de personnes concernées et en poids financier. Après avoir longtemps souffert d’un manque de moyens, il est depuis 1975 l’un des principaux bénéficiaires de la solidarité nationale. La notion de handicap est apparue avec la Loi du 30 juin 1975 remplaçant ainsi les termes de « débiles » ou « infirmes ». Elle reconnaît le statut, les droits et la spécificité des personnes handicapées. Elle fixe le cadre d’une politique sociale cohérente, fondée sur la solidarité nationale et unifiant les différentes mesures et dispositions apparues progressivement depuis les années 1950. Les notions de prévention et de réadaptation apparaissent dans une loi de 1957 relative au reclassement professionnel des travailleurs handicapés. Les premiers établissements de travail protégé sont créés dans les années 1950.
Écrit sur la pratique professionnelle : la séparation entre mère et enfant
Kévin ne se joignait pas au groupe, et ne voulait pas participer aux activités proposées. Les jours suivants, il a tenté de faire des fugues, il a été jusqu’à prendre un couteau pendant le repas qu’il s’est mis sous la gorge en me disant que s’il ne rentrait pas chez lui le plus vite possible, il se taillerait la gorge. En discutant avec lui, Kévin m’explique qu’il n’arrive pas à se séparer de sa maman, qu’il souffre d’être loin d’elle, et qu’il savait qu’elle en souffrait autant que lui, son papa lui disait à chaque départ, sur un ton ironique : « ta mère va encore pleurer toute la semaine ». J’ai vu Kévin pleurer chaque jour qui passait et ayant l’habitude de travailler dans des centres de vacances avec hébergement, j’ai su faire la distinction entre les pleurs d’un enfant qui a un léger coup de blues (car ses parents lui manquent) et la douleur de Kévin.
La décision auprès des personnes vulnérables,
Je me suis intéressée à la décision auprès des personnes vulnérables, car c’est un sujet de remise en question permanente. En effet, lors de mes expériences de terrain, je me suis demandée : qui décide quoi ? Quels sont les impacts de nos décisions sur autrui ? Y a-t-il une « hiérarchie » de décision ? Quel est le rôle du/des professionnel(s) autour des processus de décision, comment doit-il travailler avec l’usager et son entourage ? La décision est le résultat d’un travail de réflexion. C’est en quelque sorte un passage obligé, car une situation ne peut rester figée. Le professionnel a pour rôle d’orienter la personne, non pas vers une décision donnée, mais vers la prise d’une décision. Certaines personnes ne pensent pas avoir cette possibilité de décider, je pense que notre rôle est de leur en faire prendre conscience, afin qu’ils puissent avancer dans leurs prises de décision. Toute la difficulté de l’aide à la prise de décision est de ne pas influencer la personne. Bien que le professionnel accompagne le résidant dans une démarche la plus neutre possible, certains usagers sont tentés de prendre des décisions pour « faire plaisir à l’éducateur », et ainsi n’affirment pas réellement leur désir.
L’entrée en relation avec l’Autre, différent de Soi.
« Dans son discours, l’éducateur éprouve beaucoup de mal à désigner la personne accompagnée dans une relation éducative ou de soin. Tour à tour, il utilise les termes de « clients », d’»usagers », de « résidants », d’ »handicapés »… En réalité cette pléthore de mots traduit le malaise que constitue la rencontre avec l’Autre, c’est à dire avec la différence. Au commencement de la relation éducative est l’Autre, l’éduqué, et non pas Soi, l’éducateur ; au commencement est ce presque rien et pourtant déjà tout qu’est l’individu en souffrance. L’Autre est le point d’ancrage à la relation ; il est la référence en tant que différence. » P. Gaberan. L’entrée en relation avec autrui peut paraître banale, mais lorsque l’on y réfléchit, cela ne représente pas qu’une simple interaction entre deux personnes, mais englobe bien une multitude de façon de penser et d’agir.

Ici, sera traitée la question de l’entrée dans la relation éducative, avec l’Autre, différent de soi. Nous verrons de quelle(s) manière(s) l’éducateur peut entrer en relation avec cet Autre qu’il accompagne et quels sont les enjeux pour chacun des protagonistes de cette relation ? Tout d’abord, il me semble important de définir les termes principaux de ce sujet : Comme il est indiqué dans la citation de Gaberan ci-dessus, l’Autre est « le point d’ancrage » de la relation. Mais qu’entend-t-on par ce mot ? En suivant toujours les idées de Gaberan, l’Autre est « un être réel, incarné par la chair et hanté par une histoire » il est composé d’orifices et « prend figure dans l’existence que si celui qui l’envisage a lui-même un visage » c’est à dire, que l’Autre est ainsi un être humain, et qu’il ne peut exister uniquement grâce aux relations sociales, car c’est un autre être humain, de part la parole, les gestes et le regard qu’il va poser sur lui, qui le fera exister.

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