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Educateur de jeunes enfants

L’éducateur de jeunes enfants favorise le développement et l’épanouissement des enfants de moins de 7 ans. Il intervient principalement dans les lieux de garde collectifs et toutes les structures d’accueil de la petite enfance.

L'accompagnement de la dyade mère-enfant: un enjeu pédagogique pour l'équipe pluridisciplinaire

L'accompagnement de la dyade mère-enfant: un enjeu pédagogique pour l'équipe pluridisciplinaire

Les C.H.R.S. (Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) ont pour mission d’héberger, d’accompagner et d’insérer des familles qui se trouvent en difficultés sociales. Depuis plus de trente ans, les C.H.R.S. tentent d’apporter une réponse au problème de l’exclusion et doivent tenir compte de l’évolution de la société ainsi que de la mutation progressive de la structure familiale. Au-delà des seules modalités d’hébergement, il s’agit pour ces établissements de rechercher une réponse adaptée à chaque situation de détresse sociale. Les familles accueillies rencontrent, en plus du problème lié au logement, des difficultés d’emploi, d’accès à la santé ou encore d’intégration. Le C.H.R.S. dans lequel j’ai effectué mon stage à responsabilité éducative accueille des femmes majeures avec ou sans enfants.

Elles sont, pour la plupart, affectivement en souffrance (séparation d’avec le conjoint, pour la majorité ayant subi leur violence) et sollicitent un hébergement principalement à la suite de violences conjugales. Elles vivent alors la monoparentalité sans l’avoir réellement choisie. Cela nécessite de leur part une réorganisation de leur vie tant sur le plan administratif, matériel, financier que dans le prise en charge des enfants qui vont connaître, eux aussi, un travail intense de réaménagement psychique pour s’adapter à leur nouvelle réalité. De ce fait, ces mères ne parviennent pas toujours à agir de façon adaptée sur le plan éducatif et se sentent en difficulté. L’image qui leur est bien souvent renvoyée est celle d’un parent incompétent et défaillant. Ceci les laisse en état de souffrance, écrasé par l’angoisse, la honte et la culpabilité.

Comme je viens de le démontrer et contrairement aux anciennes conceptions qui ont soutenu pendant longtemps que le petit enfant était passif, désorganisé et immature, il apparaît, au contraire, qu’il possède toute une gamme de capacités qui font de lui un être tout à fait compétent, loin d’être démuni face à son environnement. Le bébé et ensuite le petit enfant est donc activement ouvert au monde, agissant sur lui, et réagissant sélectivement aux influences extérieures. Nous savons maintenant que le bébé est soumis à l’influence de ses parents mais qu’il exerce également une influence sur leur comportement et leurs perceptions. Ceci correspond à ce que l’on appelle « l’interaction parent-enfant » indispensable pour bâtir des liens sélectifs et privilégiés. Si l’enfant en développement joue bien un rôle actif, le parent lui aussi est en construction.

Ce mémoire a donc mis l’accent sur l’ouverture de la dyade mère-enfant et sur l’apport du milieu social dans cette relation naissante. Si ces processus se déroulent généralement sans problèmes, d’une manière intuitive et spontanée, il s’agit néanmoins d’un mécanisme assez fragile et délicat où des troubles peuvent surgir ; le fait de mieux connaître ces troubles permet des actions préventives et thérapeutiques efficaces. Le bien-être de l’enfant ayant pris une place prépondérante, on attend de ses parents et des professionnels de l’enfance un « savoir bien faire » infaillible. Lorsque des difficultés familiales apparaissent, les parents sont souvent désignés comme incompétents et défaillants. Les professionnels sont dans l’obligation d’apporter une réponse rapide, dans une logique de performance et de réussite ce qui peut parfois entraîner des éloignements prématurés ordonnés par les mesures de protection de l’enfance.

Catégorie: Mémoire Educateur de jeunes enfants
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Documents associés

Mémoire lien parent-enfants

Lors de mon expérience en foyer de l'enfance, je me suis rendu compte que les enfants voyaient, pour la plupart, très peu ou pas leurs parents. Je me suis alors demandée comment pouvait se construire, pour les nouveaux nés, le lien parent/enfant, et comment celui-ci pouvait être préservé et favorisé pour les enfants qui ont déjà créé ce lien avec leurs parents

Je me suis donc interrogée sur le lien parent/enfant très rapidement. Les enfants qui sont placés majoritairement sous décision de justice, ont constamment besoin de repères, d'être écoutés et rassurés. Après plusieurs échanges avec les différents professionnels avec lesquels j'ai été amenée à travailler et avec les parents, j'ai compris à quel point les parents étaient eux aussi en détresse. Comme l'enfant, ils ont besoin d'être écoutés, accompagnés et rassurés dans la séparation d’avec leur enfant.

Le lien parent/enfant est un sujet que j'ai continué d'approfondir durant mes trois années de formation sur mes différents stages. Ce questionnement m'a amené à faire le choix, d'effectuer un stage à responsabilités en troisième année, auprès de très jeunes enfants en foyer d'accueil d'urgence, la pouponnière.

Jouer, devenir soi, s'ouvrir au monde......

Le thème que j’ai choisi d’aborder est un thème qui m’a semblé récurent en occupant une large place dans tous les lieux où mes stages se sont déroulés. Les endroits où l’on accueille de jeunes enfants sont des endroits où l’on "joue" et où il se passe "quelque chose" dans les jeux des enfants et entre les différents protagonistes. C’est du moins ce qu’il m’a semblé percevoir. "Pendant longtemps, écrivait Mr Nasser Séhouane, formateur au CERPE, j’ai eu une idée du jeu tout à fait anodine. Quand j’étais animateur, pour moi, quand les enfants jouaient, ils s’amusaient : le jeu était un délassement. J’avais un regard un peu réducteur de ce que c’est l’activité de jouer." Mr Nasser Séhouane retranscrit tout à fait l’état d’esprit dans lequel j’étais lorsque je pensais aux jeux des enfants.

Mais lorsque j’ai commencé cette formation, j’ai tout de suite ressentie que je faisais fausse route, et que lorsque l’enfant jouait il se passait bien autre chose que ce que le jeu donnait immédiatement à voir à l’adulte : quelque chose de frivole, secondaire, inutile. Je pense que considérer le jeu de cette façon, c’est également considérer l’enfance d’une certaine manière, un moment transitoire pour atteindre l’âge adulte, pour atteindre "l’aboutissement". Une période dont l’importance est de qualité inférieure comparée à celle que vivent les "grands".

Le langage émotionnel de l'enfant: un témoignage du dedans vers le dehors

Durant ma formation, j’ai progressivement pris conscience de toute l’importance des échanges avec le jeune enfant, qui se trouve être un individu de langage. Dans l’ensemble de mes stages, certaines situations d’échanges avec l’enfant m’avaient déjà interrogée. En effet, parfois le langage verbal ne suffit pas pour entrer en relation. Quels sont alors les moyens de l’enfant et du professionnel pour instaurer un échange ?

Lors de mon premier stage en ludothèque, j’ai travaillé avec des enfants porteurs de handicaps physiques et/ou mentaux, où cette question s’est manifestée. Avant d’entrer en relation avec eux, j’ai ressenti une appréhension, liée à la peur de ne pas comprendre leurs besoins, de ne pas savoir comment instaurer un échange. Certains ne parlaient que dans un langage m’apparaissant comme incompréhensible. L’interaction était alors basée sur ce que je pouvais voir de leurs manifestations corporelles. Mais quel sens donner à ces gestes ? Comment les interpréter au plus juste ?

Dossier pluridisciplinaire sur le suicide

Le nombre de décès par suicide a connu en France une augmentation importante au cours des vingt dernières années. Pour cette raison, il est devenu une priorité de Santé Publique avec par exemple la création des Journées Nationales de Prévention du Suicide organisées par l’UNPS (Union Nationale Pour la Prévention du Suicide) On recense actuellement en France 13 000 suicides par an (soit plus de victimes que les accidents de la route !) et les tentatives de suicide sont estimées à plus de 160 000 par an (mais il s’agit là d’une estimation minimum, car les tentatives de suicide ne sont pas systématiquement recensées et un certain nombre d’entre elles ne font pas l’objet d’une hospitalisation).

Si le suicide touche tous les âges et surtout les personnes âgées, on constate toutefois une évolution inquiétante chez les jeunes. Il représente la deuxième cause de décès chez les adolescents. L’augmentation signifiante du nombre de suicide chez les adolescents nous a interpellé. Pourquoi les jeunes tentent-t-ils de mettre fin à leurs jours ? Le suicide touche-t-il plus les garçons que les filles ? Toutes les classes sociales sont-elles touchées ?

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