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Educateur de jeunes enfants

L’éducateur de jeunes enfants favorise le développement et l’épanouissement des enfants de moins de 7 ans. Il intervient principalement dans les lieux de garde collectifs et toutes les structures d’accueil de la petite enfance.

Analyse de pratique professionnelle

Analyse de pratique professionnelle Les professionnels de l’éducation spécialisée travaillent avec l’humain. Un éducateur se doit donc de réfléchir sur sa pratique. Ses actes et ses ressentis vont inévitablement influencer le comportement ou l’état d’esprit des personnes qu’il accompagne. En tant qu’éducateur spécialisé en formation, s’exercer à l’analyse de ma pratique me parait essentielle. Il ne s’agit pas d’évaluer si je suis un bon ou un mauvais professionnel, mais plutôt de comprendre en quoi ma pratique a un impact sur les personnes. L’objectif étant de les accompagner au mieux. Ce dossier a donc pour but d’analyser ma pratique tout au long de ma formation. Dans cette optique, je vais me baser sur trois situations, une sur chaque lieu de stage. Et cela afin de porter un regard critique sur les accompagnements sociaux et éducatifs spécialisés que j’ai pu mettre en place. Chacune des situations sera introduite par une présentation du contexte dans laquelle elle s’est déroulée et suivie d’une analyse de ma pratique. Je pourrai ainsi être amené à faire des propositions de modification de ma pratique. Dans un souci de conserver l’anonymat des personnes je vais utiliser des faux prénoms pour les identifier.

Cet exercice qu’est l’analyse de pratique professionnelle n’est pas une chose aisée dans la mesure où il faut apporter un regard critique sur soi et ce que l’on met en place. Cependant cela me parait indissociable du métier d’éducateur spécialisé. Grâce à la réalisation de ce dossier, je m’aperçois que cette démarche est facilitée par la prise de recul par rapport aux différentes situations. En effet, j’ai eu moins de difficultés à avoir un regard critique sur mes deux premiers stages dans la mesure où ils étaient terminés. Toute la difficulté réside dans la capacité à pouvoir ce décentrer d’une situation que l’on vit au quotidien afin de l’analyser. Pour conclure, je tiens à préciser que la dernière situation n’est pas celle que je présenterai dans mon écrit final. J’espère, à partir de faits d’observation du début de l’année prochaine, pouvoir présenter une situation dans laquelle je serai en position de référent pour les jeunes que j’accompagnerai.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. 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Public accueilli : enfants et adolescents, filles et garçons, de 0 à 20 ans inadaptés ou présentant un ou des handicaps

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