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Educateur de jeunes enfants

L’éducateur de jeunes enfants favorise le développement et l’épanouissement des enfants de moins de 7 ans. Il intervient principalement dans les lieux de garde collectifs et toutes les structures d’accueil de la petite enfance.

Le complexe d'Oedipe à travers une situation concrète

Le complexe d'Oedipe à travers une situation concrète

Faisons tout d’abord un bref rappel du mythe avant de nous attacher au complexe. Le mythe Œdipe est un mythe grec. L’oracle de Delphe avait prédit que le roi de Thèbes, Laïos, serait tué par son fils et que celui-ci épouserait sa propre mère. Lorsque ce fils naquit, sa mère Jocaste, lui perça les chevilles et les lui lia avec une lanière, puis l’abandonna sur le mont Cithéron. Les bergers qui le trouvèrent l’appelèrent Œdipe (pied enflé) et l’amenèrent au roi de Corinthe, Polybos, qui l’éleva comme son propre fils. Un jour, l’oracle de Delphe répéta à Œdipe la prédiction qui le concernait. Celui-ci pour y échapper s’éloigna de Corinthe et de celui qu’il prenait pour son père. En chemin il se querella avec un voyageur inconnu, Laïos, et le tua. En arrivant aux portes de Thèbes, Œdipe affronta le Sphinx qui terrorisait la région. Ayant trouvé la réponse à la fameuse énigme de l’homme, il provoqua la mort du monstre et délivra ainsi le pays. En récompense, il devint la mari de Jocaste dont il eut quatre enfants. Le devin Tirésias finit par révéler au couple la vérité. Jocaste se pendit, Œdipe se creva les yeux et, chassé de Thèbes, erra en mendiant, guidé par sa fille Antigone. Le complexe Freud découvre le complexe d’Œdipe à la faveur de son auto-analyse, un an après la mort de son père en 1896. Il voit dans le mythe d’Œdipe une révélation, mais le terme « complexe d’Œdipe » apparaît plus tard, en 1910 dans « contributions à la psychologie de la vie amoureuse ». Classiquement, l’entrée dans l'œdipe se fait entre 3 et 5 ans, c’est un conflit sexuel à trois (père, mère, enfant) qui s‘inscrit dans le développement libidinal de l’enfant après le stade oral, anal et phallique. Le complexe d'œdipe est considéré comme un conflit maturant extrêmement important et dans lequel réside la clé des névroses. · Chez le garçon La mère représente le premier objet d’amour et d’investissement libidinal. La phase phallique est suivie du complexe de castration. Le pénis se retrouve alors imaginairement en jeu avec soit une menace de castration imaginaire comme sanction par le père dans la rivalité qui oppose l’enfant mâle à son père pour la possession de la mère, soit une castration imaginaire dans le cas d’une identification féminine à la mère dans une position de soumission/séduction homosexuelle passive du père. (la femme étant imaginairement perçue comme castrée). Pour échapper à cette situation, le petit garçon est conduit à renoncer à la satisfaction sexuelle avec l’un ou l’autre de ses parents, chacune des possibilités ainsi évoquées étant soumise à une menace de castration. Par conséquent on peut dire que le garçon sort du complexe d’Œdipe du fait de la menace de castration. Le jeu des identifications conduira au déclin du complexe d’Œdipe, l’enfant constituant sa personnalité de façon composite en empruntant les éléments constitutifs de sa personnalité aussi bien à la mère qu’au père. · Chez la fille Là aussi, la mère représente le premier objet d’amour et d’investissement libidinal. La découverte de la castration pour elle comme pour la mère (sa mère est castrée au niveau imaginaire comme le sont toutes les filles) conduit à plusieurs types de « solutions » : - rejet de la sexualité - rejet de la castration (du destin anatomique) - soit après beaucoup de détours : choix du père comme objet la fille entre par conséquent dans le processus œdipien par la « découverte » de la castration. Le processus est alors le suivant : rejet de la mère comme castrée, désir d’avoir un pénis comme le père, équivalent enfant-pénis, désir d’avoir un pénis/enfant du père. Cette position qui investit le père comme objet d’amour situe alors la mère comme rivale et objet d’identification. Chez la fille, le complexe d’Œdipe ne disparaît jamais tout à fait dit Freud En résumé on peut noter que pour le garçon, le complexe de castration le conduit à mettre fin au complexe d’Œdipe. Il constitue donc, en quelque sorte un point d’aboutissement. Chez la fille au contraire, le complexe de castration constitue une sorte de point de départ. J. Bergeret dans l’ouvrage Psychologie pathologique, définit l’œdipe comme « une problématique relationnelle fondamentale de la dimension sociale, conflictuelle et structurante, historique au sens où elle survient à un moment relativement précoce du développement de chaque individu et où elle confère à l’évolution affectivo-sexuelle de ce dernier et à son pronostic un caractère de quasi-conclusion, universelle, spécifiée enfin par une structure triangulaire entre l’enfant, son objet naturel et le porteur de la loi ». La résolution de l’Œdipe Avec la résolution du complexe d’Œdipe, les choix objectaux (posséder sexuellement un individu) sont remplacés par des identifications. Cela va permettre l’abandon du complexe d’Œdipe qui s’accompagne d’une libération énergétique qui sera investie dans l’acquisition d’un outillage intellectuel et restera prête pour investir de nouveaux objets. J. Bergeret insiste sur le caractère fondateur de l’Œdipe en tant qu’il représente le nœud originel de toutes les relations humaines, sur son rôle fondamental dans la structuration de la personnalité et dans l’orientation du désir humain (choix de l’objet d’amour définitif, accès à la génitalité, effet sur la constitution du surmoi). Bien que l’on parle de « résolution du complexe d’Œdipe » on en sort en fait jamais. Pour Freud les choix objectaux initiaux survivent et toute conduite ultérieure ne sera qu’une satisfaction substitutive et détournée de l’Œdipe. Tout comme l’aspect agressif qui n’est pas abandonné, mais seulement refoulé. Finalement l’Œdipe est notre première confrontation au « phénomène social » et l’on peut considérer qu’un des effets du complexe d’Œdipe (notamment à travers l’interdiction de l’inceste et l’instauration de la morale) constitue une victoire de l’espèce sur l’individu (Freud, 1924). Le surmoi Le surmoi est défini comme l’héritier du complexe d’Œdipe, il se constitue par intériorisation des exigences et des interdits parentaux. L’enfant renonçant à la satisfaction de ses désirs œdipiens frappés d’interdits, transforme son investissement sur les parents en identification aux parents, il intériorise l’interdiction. « Le surmoi de l’enfant ne se forme pas à l’image des parents, mais bien à l’image du surmoi de ceux-ci ; il s’emplit du même contenu, devient le représentant de la tradition, de tous les jugements de valeur qui subsistent ainsi à travers les générations ». (Freud). « Les fonctions du surmoi sont centrées autour des exigences morales » nous dit J. Bergeret. Le surmoi forme la base de la conscience morale.

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Le contre transfert
C’est Freud qui va introduire ce concept dans sa théorie psychanalytique. Le thérapeute détient la clef de l’interprétation de par sa formation analytique et une pratique didactique de la cure type. Ce sont les principes préceptes de la cure analytique. L’origine de la méthode est une méthode « cathartique » .Elle est décrite en 24 volumes en français (P.U.F.) (1) et a été traduite en 1926.La traduction n’a été modifiée qu’en 2003. La théorie analytique est introduite en France vers 1926.Après 1950, c’est J.Lacan qui animera celle‐ci par des séminaires de 1954 à 1981.Il transmettra une vision originale de la méthode de la théorie freudienne.
Note de réflexion sur une situation éducative
Au regard de cette situation éducative, j’ai pu constater la difficulté d’être au plus juste et le plus adapté dans la définition des objectifs pour le projet éducatif spécialisé de la personne prise en charge ainsi que la difficulté d’assurer la continuité dans la prise en charge quand le nombre de professionnels évoluant autour de la personne est important. En effet, m’investissant plus particulièrement dans la prise en charge de Paul, j’ai pu remarquer que des professionnels peuvent avoir tendance à s’enfermer dans les tâches du quotidien et mettre de côté les actions éducatives relatives aux objectifs mis en place pour Paul.

En ce qui concerne la relation éducative, j’ai pu remarquer la nécessité d’observer les habitudes et intérêts de chaque résident afin de mieux savoir comment l’appréhender pour créer une relation de confiance. Pour ceci, il est très important de connaître la personne et de pouvoir s’adapter à celle-ci. En effet, avoir une relation de confiance est la base pour que les actions éducatives que l’on mettra en place aient un impact positif. Si je n’avais pas réussi à instaurer une relation de confiance avec Paul, il m’aurait été impossible de l’approcher, de le solliciter et donc de mettre en place des actions éducatives. Les objectifs mis en place sont également difficiles à décider sans l’avis du jeune. De plus, les moyens choisis pour parvenir à ces objectifs peuvent ne pas être adapté une fois qu’on les met en pratique et il se peut qu’il soit nécessaire de les ajuster. Il est toujours nécessaire de s’ajuster à la situation.
Le transfert dans la relation éducative
Mes expériences professionnelles de formation m’ont permis de rencontrer des personnes dont les difficultés n’ont rien de comparables. Après avoir vécu trois mois de stage dans un Institut médico Educatif au contact d’un groupe de “jeunes-majeurs”, j’ai fait la connaissance d’adultes hébergés dans un foyer de vie. Ces personnes étaient atteintes d’infirmités motrices d’origine cérébrales. Enfin, au cours de mon stage à responsabilité, j’ai fait la rencontre de familles et d’enfants dans le cadre de l’exercice de mesures d’aide éducative en milieu ouvert. Au cours de ma formation j’ai également travaillé en maison d’enfants à caractère social avec des enfants âgés de 8 à 18 ans. Cet énoncé de mon parcours retrace une partie de mes expériences professionnelles dans le secteur social. C’est en effet dans ce secteur de la relation humaine que j’ai décidé à trente deux ans d’entamer une formation en vue de l’obtention du diplôme d’éducateur spécialisé. A chacune de ces expériences j’ai repris l’aventure d’une rencontre avec chaque personne que je devais accompagner un bout de son chemin. La découverte de cette rencontre humaine m’a interrogé tout au long de ma formation. C’est sans doute la raison pour laquelle j’ai fait le choix de traiter dans ce travail du thème du transfert dans la relation éducative. En effet, nombreux sont les ouvrages professionnels décrivant la relation que construisent un éducateur et la personne dont il s’occupe. Nombreux sont ceux faisant référence à la dimension transférentielle de la relation éducative. Je me suis donc tout naturellement interrogé à ce sujet.
Partenariat entre une équipe éducative et les délégués de tutelle
Ce dossier est présenté dans le cadre de la certification du Domaine 4 « Implication dans les dynamiques partenariales, institutionnelles et interinstitutionnelles ». Il présente les modalités du travail en partenariat entre les acteurs du social (les éducateurs) et ceux intervenant dans le champ du judiciaire (les mandataires judiciaires des majeurs protégés) au sein d'un établissement accueillant des personnes en situation de handicap mental pour lesquelles une mesure de protection juridique a été prononcée par le Juge des Tutelles. C'est le magistrat qui désigne la personne ou le service habilité à exercer la mesure. La question que je me suis posée au départ était de savoir comment deux acteurs qui ne se sont pas choisis, issus de champs professionnels différents, parviennent à devenir partenaires pour servir le projet des personnes. Le partenariat repose sur une dynamique construite à partir d'une ambivalence : il est à la fois synonyme de séparation des missions, des tâches et contribution des acteurs pour dépasser leurs différences au service d'objectifs communs.

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