LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La communication

La communication

INTRODUCTION : La communication est un terme qui englobe une large variété d’interactions. la théorie de la communication utilise un schéma explicatif simple qui montre ce qui se passe lorsque nous communiquons. L’expéditeur envoie un message via un canal à l’aide d’un code vers le destinataire qui renvoie une réaction. Lorsque l’expéditeur envoie un message, il doit l’encoder afin de le rendre transmissible. Cela signifie, par exemple, traduire le message en le faisant de la pensée à la parole, ou d’un sentiment à un état de rougissement. Des messages peuvent être envoyés de façon intentionnelle ou non-intentionnelle. Il est possible que certains messages soient envoyés inconsciemment. Le destinataire doit décoder et interpréter le message reçu. Cette interprétation sera influencée par le passé du destinataire, ses valeurs, son environnement, son statut et ses relations, en plus de facteurs individuels et culturels tels que le groupe économique et social auquel il appartient et le pays où il vit. Il peut sembler artificiel de traiter les parties de la communication séparément étant donné qu’elles sont toujours complètement intégrées dans le processus de prise en charge. Toutefois, il est nécessaire d’analyser la communication séparément afin de bien comprendre son fonctionnement.

LA RECIPROCITE DE LA COMMUNICATION : Pourquoi communiquons-nous ? A qui la communication profite-t-elle ? La communication est importante pour les professionnels car elle leur permet d’effectuer leur travail et pour les jeunes afin de leurs permettre d’exprimer leurs besoins, opinions, etc., mais il peut s’agir là de deux intérêts différents. La manière de centrer la communication va dépendre de la personne à qui profitera la communication. Dans la relation jeune - éducateur, les deux peuvent être expéditeurs et destinataires. Il y a un échange d’informations dans un sens ou dans l’autre. le recueil d’informations peut se dérouler de trois manières différentes : par le dialogue et l’écoute, par l’observation (qui implique davantage que la simple observations visuelle) et par la lecture de documentation. Le processus de communication n’aura lieu que si le jeune et l’éducateur sont tout deux impliqués dans l’échange d’informations. lorsque nous recueillions des informations, nous ne sommes pas toujours conscient de la raison pour laquelle nous les recueillons, de quel type d’information nous avons besoin ou même de la manière dont nous les obtenons. LES TECHNIQUES ET OUTILS DE COMMUNICATION : Les techniques de communication sont considérées comme des outils. Elles peuvent souvent être utiles lorsqu’on les maîtrise. Les outils ont leurs limites et peuvent être surestimés dans leur utilité. Les techniques de communication peuvent être utilisées pour exercer un pouvoir ou pour contrôler une relation, mais dans une relation d’aide ce n’est pas le but car cela déséquilibrerait la relation et créerait des inégalités. Les techniques de communication peuvent également provoquer des effets contraires à ceux souhaités lorsqu’elles ne sont pas utilisées correctement. Cela aurait pour effet contraire que le jeune ne se sentira pas compris et que le temps consacré à la fourniture d’informations sera du temps perdu qui ne pourra pas être consacré au traitement des vrais problèmes du jeune. L’auto-évaluation est nécessaire à tout moment, un feed-back doit être obtenu régulièrement afin de vérifier si l’information a bien été comprise. Ce n’est pas uniquement la tâche de l’éducateur. Le jeune doit également avoir une part de responsabilité dans ce processus. Si tel n’est pas le cas, on peut courir le risque d’obtenir des stéréotypes dus à une observation sélective. Les techniques de communication peuvent s’acquérir. chacun de nous a des points forts et des points faibles en matière de communication. Le communicateur efficace apporte toutes ses capacités de communication et les adapte à chaque situation, en gardant à l’esprit la finalité de la communication efficace avec le jeune., et le respect de son potentiel personnel. Par conséquent, en matière de communication entre le jeune et l’éducateur, il n’y a aucune recette miracle. Le processus de communication doit toujours être adapté à chaque jeune pour chaque situation. La manière dont nous communiquons est très importante, ainsi que « qui » dit « quoi à qui », et durant ce processus, le jeune et l’éducateur peuvent tous deux prendre l’initiative de communiquer sur un sujet particulier. Lorsque quelqu’un accepte ce qui se passe dans la relation, il a tendance à synchroniser (être en harmonie). Ainsi, lorsque le contact qu’un individu établit est accepté, une synchronisation du comportement physique et verbal a lieu, et cela se fait principalement de façon inconsciente. Pour se servir de cet outil, il faut observer bien attentivement le comportement de l’autre personne. Lorsque l’une des deux personnes en contact se désynchronise, il y a quelque chose d’inacceptable dans la relation. Lorsqu’une telle réaction est observée, il est possible de réagir. Le « quoi » est important non seulement en matière de contenu, mais également par rapport à la structure des contenus qui doivent être communiqués (ce dont on parle en premier lieu, qui prend la décision sur tel sujet, etc.).

Catégorie: Etude psycho-pédagogique Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Date de création: 10-09-2021
Historique du document:

0

Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

La pédagogie de compétence
La pédagogie de compétence
Le terme « apprentissage » en français, dérivé du mot « apprenti » a longtemps gardé le sens restreint du « fait d’apprendre un métier manuel ou technique »(Robert), par opposition à l’étude, c’est à dire l’acquisition de connaissances désintéressées constituant une culture libérale. Il a également un autre sens, qui reste lui aussi limitatif, concernant le degré d’acquisition : « les premières leçons », les premiers essais » (Robert). Actuellement la définition de l’apprentissage est plus technique, issu du monde psychologique, qui traduit l’anglais learning et training. Landsheere (1979) définit l’apprentissage comme le « processus d’effet plus ou mois durable par lequel des comportements nouveaux sont acquis ou des comportements déjà présents sont modifiés en interaction avec le milieu ou l’environnement ». Cependant, selon O Reboul, cette définition omet de distinguer l’appris de l’acquis. Si « acquis » signifie tout ce qui n’est pas inné, ce qui est appris est acquis, mas l’inverse n’est pas vrai. En effet on ne peut pas faire l’économie de la finalité de l’apprentissage, donc du pouvoir de produire des comportements utiles au sujet ou à d’autres.
La méthode verbotonale
La méthode verbotonale

AIDER, ACCOMPAGNER L'ENFANT SOURD SANS LE SURPROTEGER. L'enfant sourd reste très dépendant des adultes qui l'entourent. Il ne peut assimiler un concept nouveau par ses propres moyens à cause des images auditives déformées qu'il est susceptible de recevoir. Il a donc besoin qu'on lui fasse vivre des situations qui illustrent et enrichissent la connaissance des concepts. I l a besoin qu'on lui explique, qu'on l'aide à prononcer correctement à reconnaître auditivement et à employer les concepts à bon escient. Il faut vérifier sans cesse qu'il a bien compris. C'est pourquoi le travail individuel orthophonique (entraînement de l'audition action sur la voix, l'articulation l'enrichissement de la langue orale et écrite) et le soutien pédagogique spécialisé restent absolument indispensables et pour longtemps, à moins que les parents puissent assumer ce travail totalement. La surveillance médicale et le suivi prothétique de toute évidence, doivent également être poursuivis. Ce travail est donc délicat. Il s'agit d'aider, d'accompagner l'enfant sourd et sa famille, mais sans les surprotéger, de le rendre autonome le plus vite possible, mais sans lui demander l'impossible, en tenant compte de chaque situation particulière.

Les enfants polyhandicapés
Les enfants polyhandicapés

Pour traiter le sujet des enfants polyhandicapés de nos jours, nous devons faire un petit rappel historique sur l’évolution de la société. Le handicap a toujours existé mais n’était pas autant pris en considération. Les conditions de vie et le niveau de connaissances en médecine faisaient que les enfants atteints dès la naissance de plusieurs pathologies, n’avaient pas une espérance de vie très longue. C’est ce que l’on appelait la « sélection naturelle ». En 1880, on constatait une moyenne de décès de nouveau-nés mal formés de 230% (Barat C. etal, 1996). Vers 1925, cette moyenne baisse pour se situer aux alentours de 100%. Actuellement, la mortalité infantile est descendue à 1,7%. Les événements qui échappaient à la volonté des hommes autrefois, sont aujourd’hui dépassés par l’évolution de la science et les progrès considérables de la médecine. La société, qui avant n’avait pas la possibilité d’agir sur cet état de fait, considérait cette situation comme un coup du sort. Les enfants qui survivaient, leur charge étant devenue trop lourde pour une famille déjà en difficulté, étaient confiés à des oeuvres religieuses. Aujourd’hui, notre efficacité en matière de soins nous confronte à des problèmes moraux jusqu’alors insoupçonnés, en raison d’une évolution des connaissances scientifiques plus rapide que la conscience collective. La maladie ne fait plus référence à la fatalité mais davantage à une appartenance de différence, de non-conformité aux normes. C’est pourquoi l’éducateur doit travailler à une nouvelle éthique professionnelle : entre les droits de l’enfant polyhandicapé et les contraintes de la société

L'autonomie de l'enfant
L'autonomie de l'enfant
Rappelons tout d'abord que l'une des problématiques de la psychologie, ancienne et non résolue, est celle de savoir ce qui, dans le développement de l'être humain, est de l'ordre de l'inné ou de l'acquis. Nous nous interrogerons donc ici sur l'acquisition de l'autonomie par l'environnement, humain et physique, et délaissant l'aspect génétique, inné, bien que nous nous accorderons à penser que l'acquis et l'inné sont liés: la maturation physiologique ne peut se faire sans l'apport des stimulations extérieure, et l'apprentissage ne peut se faire sans une certaine maturation physiologique (rapport de réciprocité)

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche